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RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : il faisait 2°C de plus sous l’empire romain

13 août 2020 – Dans une étude publiée fin juin dans la revue Scientific Report, on apprend que la mer méditerranée était plus chaude de 2°C sous l’Empire Romain, époque qui aurait été la plus chaude des deux derniers millénaires.

Le réchauffement climatique est de plus en plus important, pour preuve les températures records enregistrées ces deux dernières années dans le monde entier. Pourtant, selon une étude italienne, la mer méditerranée était plus chaude qu’à l’heure actuelle sous l’Empire romain.

DES INFORMATIONS GRÂCE AUX ARCHIVES FOSSILES

La mer méditerranée étant presque complètement close,  les variations climatiques l’affectent plus durablement qu’à d’autres endroits du globe. L’étude italienne à permis d’en apprendre plus sur l’historique des températures de cette mer. Les chercheurs se sont basés sur des archives fossiles qui permettent d’analyser à des moments précis de notre histoire ce qu’il se passait dans un lieu précis et les conditions climatiques à ce moment là. Mises bout à bout, elles permettent de tracer une courbe évolutive des changements climatiques de régions précises.

Cette étude basée sur de nouveaux enregistrements faits en Méditerranée centrale couvrent les cinq derniers millénaires. Les analyses ont été comparées à des enregistrements de la même époque faits en mer Égée, dans le bassin de Minorque et en mer d’Alboran.

L’EMPIRE ROMAIN

Les résultats de l’étude semblent indiquer très clairement qu’une période de chaleur importante a duré pendant les 500 dernières années de l’Empire romain. Celle-ci a été suivie d’un refroidissement distinct suite à la chute de l’Empire. Il est également important de noter que cette période est considérée comme la plus chaude des deux derniers millénaires pour la Méditerranée occidentale. Les auteurs de l’étude vont même jusqu’à avancer l’hypothèse que ce réchauffement climatique pourrait être l’une des causes de la chute de l’Empire romain.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

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(ÉGYPTE) Un chapitre entier du «Livre des morts» a été découvert à Saqqarah

22 janvier 2021 — Dans la nécropole de Saqqarah, a été retrouvé l’un des artefacts les plus intéressants : un papyrus de 4 mètres de long contenant le chapitre 17 du Livre des Morts. Un manuscrit que les anciens Égyptiens utilisaient pour aider les morts dans l’au-delà. Le nom du propriétaire du papyrus est écrit dessus – « Puhaf »; le même nom a également été trouvé sur l’un des cercueils en bois et sur quatre poupées shabtidestinées à servir les morts dans l’au-delà. Le papyrus a été déterré dans un puits funéraire à côté de la pyramide du mari de la reine Neit, le pharaon Teti, qui a gouverné l’Égypte entre 2323 et 2291 avant JC. Une annonce a été faite par un représentant du ministère égyptien des Antiquités.

Les scientifiques tentent de déchiffrer le texte, d’autres exemplaires du chapitre 17 ont déjà été traduits. Ils contiennent une série de questions et de réponses, une sorte de feuille de route pour les morts essayant de naviguer dans l’au-delà. Il n’est pas encore possible de dire avec certitude si la copie récemment trouvée du chapitre 17 a le même format et les mêmes énigmes.

Un chapitre entier du livre des morts © Ministère égyptien des Antiquités

VERS UNE MEILLEURE  CONNAISSANCE DU CULTE DES MORTS 

Les archéologues ont trouvé également trois entrepôts en briques de terre, dans lesquels étaient conservées des offrandes à la reine et à son mari. Près de la pyramide, on a également découvert une série de tumulus contenant les restes de personnes ayant vécu pendant les 18e et 19e dynasties égyptiennes (1550 av.J.-C. – 1186 av.J.-C.). On pense que les gens voulaient être enterrés près de la pyramide du pharaon. Jusqu’à présent, l’équipe a découvert plus de 50 cercueils en bois, ainsi que de nombreux autres objets. À l’intérieur de la tombe, une stèle qui appartenait à un homme nommé Haptah, a été identifié comme le gardien du char de guerre du pharaon. Au sommet de la stèle se trouve un couple (Haptah et son épouse Mvtemvii) rendant hommage à Osiris, le dieu égyptien des enfers, et en bas se trouve le même couple assis sur des chaises avec six enfants devant eux. Trois filles sont représentées en train de renifler des fleurs de lotus, et leurs trois fils – debout côte à côte:

Haptah a peut-être été au service de Ramsès II, célèbre pour ses campagnes militaires qui ont étendu l’empire d’Égypte à la Syrie actuelle. L’inscription sur la stèle indique que deux des enfants de Haptakh portent le nom de membres de la famille Ramsès II. L’une des filles de Kaptakh s’appelle Néfertari (du même nom que l’épouse principale de Ramsès II), et l’un de ses fils s’appelle Khamveset (le même nom que l’un des fils de Pharaon). D’autres découvertes dans des tumulus près de la pyramide comprenaient une hache en bronze, des jeux de société, des statues d’Osiris et plusieurs momies, y compris la momie d’une femme qui semble avoir souffert d’une maladie génétique qui provoque une fièvre récurrente et une inflammation de l’abdomen, des articulations et poumons.

Bientôt sur btlv une émission avec l’anthropologues Fernand Schwarz sur les livres des morts égyptiens en attendant vous pouvez écouter en replay l’émission sur la géométrie sacrée de l’Égypte (réservé aux abonnés).

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-08-14T18:43:38+02:0013 août 2020|

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