3 août 2022 – Des archéologues ont accidentellement mis la main sur un ensemble de mystérieuses « empreintes de pas fantômes », à proximité du désert du Grand Lac Salé dans l’Utah.

Ces traces de pas doivent leur nom non pas d’un esprit mais plutôt parce qu’elles disparaissent lorsque le sol est sec. Il faut attendre la pluie pour espérer les voir devenir plus foncées et ainsi se démarquer.

Les chercheurs se rendaient initialement sur un autre site archéologique, à Hill Air Force Base, quand ils ont remarqué ces étranges empreintes. La découverte n’a pas encore été publiée dans une revue à comité de lecture car elle est encore en cours d’étude.

DES EMPREINTES VIEILLES DE 10 000 ANS

En réalisant un balayage approfondi de la zone à l’aide d’un radar à pénétration de sol (GPR), les scientifiques ont pu repérer au moins 88 empreintes de pas individuelles. Les propriétaires de ces traces de pas sont autant des adultes que des enfants.

L’équipe d’archéologues estime que les empreintes remontent à 12 000 ans, lorsque la région était encore une zone humide, pendant la dernière partie de la dernière période glaciaire de l’époque du Pléistocène (il y a 2,6 millions à 11 700 ans).

Anya Kitterman, responsable des ressources culturelles à la Hill Air Force Base a déclaré que c’était « une découverte unique dans une vie » dans un communiqué.

Les empreintes de pas de Fantômes / © R. Nial Bradshaw)

Les empreintes de pas de fantômes / © R. Nial Bradshaw

UNE COMPOSITION DU SOL PARTICULIÈRE

Autrefois, un grand lac salé se trouvait à la place du désert. Au cours des changements climatiques de la Terre lors de la dernière période glaciaire, il s’est asséché, laissant derrière lui une grande quantité de sel.

Pendant cette transition, il y a eu une petite période où la région était une zone humide, occupée par des humains jusqu’à au moins 10 000 ans. « Les gens semblent avoir marché dans des eaux peu profondes, le sable remplissant rapidement leur empreinte derrière eux, un peu comme vous pourriez le ressentir sur une plage » explique le chercheur principal, Daron Duke, archéologue au Far Western Anthropological Research Group.

« Mais sous le sable se trouvait une couche de boue qui maintenait l’empreinte intacte après le remplissage ». Avec la sècheresse, les traces de pas se sont remplies de sel, les rendant invisibles, d’où leur nom d’empreintes de pas de fantômes.

© Image d’accueil : R. Nial Bradshaw

Noémie Perrin (rédaction bltv.fr Source Science Alert)

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