(ARCHÉOLOGIE) Des gravures vieilles de plusieurs milliers d’années se trouvent dans le désert de Djibouti

7 août 2021

3 août 2021 – Dans le désert au nord de Djibouti se trouve l’un des plus importants sites d’art rupestre d’Afrique. Ce lieu se nomme Abourma et on y trouve des gravures datant du néolithique qui retrace l’histoire de l’humanité.

Le site d’Abourma est un véritable trésor archéologique. D’apparence, c’est une colline noire parmi tant d’autres, celles-ci sont nombreuses dans la région. Mais à Abourma on trouve des gravures représentant le bestiaire local comme des antilopes ou des girafes. Le site est très ancien, car certaines gravures datent d’il y a 7 000 ans. La région où se situent les gravures est d’ailleurs considérée comme le berceau de l’humanité. Ces gravures sont importantes de par leur ancienneté, mais aussi de par leur taille et leur nombre. Au total, on dénombre 900 panneaux répartis sur environ 3 kilomètres. Les gravures les plus intéressantes pour les archéologues sont celles qui ont été faites par des hommes préhistoriques. On y découvre leur vie quotidienne, ils racontent les éléments importants de leur vie au travers de ses gravures comme l’arrivée du bétail ou les bouleversements climatiques. Ces derniers ont aussi dessiné des animaux aujourd’hui disparus. Pour toutes ces raisons, les gravures d’Abourma constituent un véritable trésor archéologique.

UN SITE ARCHÉOLOGIQUE MAJEUR, MAIS ENCORE MAL RÉPERTORIÉ

L’archéologue Benoît Poisblaud ne cache pas son admiration pour ce site qu’il qualifie d’extraordinaire, il a d’ailleurs déclaré “Abourma, c’est une continuité, sur plusieurs millénaires, de passages, de gravures, par des gens qui sont très différents : des chasseurs, des pasteurs, des pasteurs beaucoup plus tardifs (…) Des milliers et des milliers de représentations”. Pourtant, malgré son importance, le site demeure mal répertorié à l’image de nombreux autres sites archéologiques d’Afrique subsaharienne qui malheureusement attirent peu les chercheurs. Certains estiment que seuls 10 à 20 % des sites de la région sont correctement documentés. Un déficit de recherche que les défenseurs de cet endroit trouvent d’autant plus regrettable, car cela pourrait attirer des touristes et générer des revenus pour les Etats et pour les communautés du coin. Après cela pourrait poser des problèmes pour la protection de ce lieu. Quoi qu’il en soit, ce site est l’un des joyaux archéologiques de l’Afrique subsaharienne et mérite clairement d’être plus connu.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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