28 avril 2022 – Des chercheurs ont publié une étude dans Nature Communications ce 19 avril pour expliquer la formation des étranges crêtes sur la Lune de Jupiter, Europe.
Le satellite naturel de la planète présente des paires de crêtes parallèles de centaines kilomètres de long et de centaines de mètres de haut. On les trouve sur toute sa surface, mais jusqu’à récemment, les chercheurs n’arrivaient pas à l’expliquer.
Il se trouve que le Groenland avait les mêmes caractéristiques. Grâce à cette compréhension, les chercheurs ont également pu en apprendre davantage sur l’océan souterrain d’Europe.
« C’est un peu un mystère pour nous en ce moment quelle est la structure de la coquille de glace » explique Riley Culberg de l’Université de Stanford en Californie aux États-Unis.
DES CRÊTES, INDICATRICES D’EAU
Au Groenland, les chercheurs ont ainsi remarqué les formations des crêtes étaient dues à des poches d’eau liquide dans la calotte glaciaire. Au moment où une partie de cette eau gèle, elle se dilate et crée des fissures dans le sol. L’eau liquide restante est pressurisée et pousse alors vers le haut de chaque côté de la section recongelée.
Et c’est ainsi que les crêtes apparaissent au Groenland. Cela pourrait signifier que le même processus est à l’œuvre sur Europe.
« Ces doubles crêtes sont la caractéristique de surface la plus courante que nous voyons, elles ont donc le potentiel d’être un moyen particulièrement efficace de comprendre la coquille de glace de manière plus générale » a ajouté Culberg.
DE L’EAU LIQUIDE SUR EUROPE ?
Cette formation pourrait être la même sur la lune Europe. Et si c’est le cas, cela veut dire que de l’eau à l’état liquide se trouve à seulement 20 à 30 kilomètres de profondeur.
« Les doubles crêtes sont si courantes à la surface qu’il faut vraiment avoir cette eau peu profonde un peu partout » précise Culberg. « S’il y a beaucoup d’eau peu profonde dans la coquille de glace, cela signifie qu’il doit y avoir un certain échange entre l’océan et la surface ».
Et qui dit eau liquide dit trace de vie potentielle.
« Ce type de mouvement permet le mélange de chimie et de chaleur dont vous avez besoin pour que la vie se produise ».
Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Nature Communications)





