L’hibernation, pas une si bonne idée pour les voyages interstellaires

3 mai 2022

3 mai 2022 – Des chercheurs chiliens viennent de publier une étude le 27 avril dans The Royal Society où ils expliquent que l’hibernation ne pourrait pas permettre aux humains d’effectuer de longs voyages dans l’espace, contrairement à ce que l’on espérait.

Les scientifiques se sont basés sur la méthode de l’ours afin de déterminer si une technique similaire pouvait être appliquée à l’homme. Trouver un moyen d’économiser de l’énergie pendant de longues décennies serait une avancée incroyable pour permettre à l’homme de voyager dans les confins de l’Univers.

Cependant, il semblerait que les études précédentes, comme celle menée par l’Agence spatiale européenne (ESA), aient oublié quelques détails. En effet, en comparant les économies et dépenses énergétiques de plusieurs mammifères pratiquant l’hibernation, les chercheurs se sont aperçus qu’en réalité, l’homme perdrait de l’énergie au lieu de l’économiser.

L’HIBERNATION, EFFICACE POUR LES PETITS MÉTABOLISMES

Les scientifiques chiliens ont ainsi cherché la relation entre la masse corporelle et la dépense énergétique. En effectuant ce calcul, ils peuvent déterminer « la durée de vie d’hypothétiques astronautes dans l’espace, ou la taille limite à partir de laquelle l’hibernation devient inefficace ».

Après l’étude, ils en sont venus à la conclusion que seuls les petits mammifères économisaient de l’énergie. Par exemple, un marsupial de 45 grammes peut économiser 76% de son énergie lors de l’hibernation. La chauve-souris peut même aller jusqu’à 98% d’économie.

Mais quand on regarde du côté des gros mammifères comme l’ours, c’est tout l’inverse. Un grizzly, pendant l’hibernation, perdra autour de 124% de son énergie.

« Nous avons estimé l’échelle de la dépense énergétique quotidienne de l’hibernation et avons constaté qu’elle s’échelonne isométriquement avec la masse » peut-on lire dans l’étude. « Ce qui signifie qu’un gramme de chauve-souris en hibernation a un métabolisme similaire à celui d’un gramme d’ours, 20 000 fois plus grand ».

L’HIBERNATION POUR LES ASTRONAUTES, UNE ALTERNATIVE LIMITÉE

Les chercheurs en viennent à la conclusion que l’hibernation peut effectivement être utilisée pour les astronautes. En revanche, cette méthode ne permettra pas d’effectuer de longs voyages interstellaires.

Ainsi, ils ne pourraient pas excéder plusieurs années. L’homme, contrairement aux petits mammifères, n’a pas la capacité de stocker les réserves d’énergie dans les muscles et la graisse. Les scientifiques ont déterminé que pour hiberner dans l’espace, les astronautes auraient besoin de 6,3g de graisse par jour, soit 204kg pour un voyage de 90 ans.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Royal Society Publishing)

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