6 octobre 2020 – Si on sait que l’on peut dorénavant mélanger les cendres d’un défunt aux pousses de jeunes arbres dans le but d’une réincarnation végétale, le Centre d’anthropologie médico-légal de l’Université du Tennessee, dont le but est l’étude de la décomposition des cadavres, laisse de côté cette option, mais va encore plus loin dans la réflexion. Les chercheurs du centre analysent la putréfaction des corps humains par des micro-organismes endogènes anaérobies à qui l’on doit la production de gaz et la liquéfaction des tissus mous. Évacués par les orifices naturels, ces nutriments peuvent alors se retrouver dans les sols. Ce constat fait, les scientifiques ont voulu pousser l’étude plus loin avec une question légitime : une fois dans le sol ces nutriments ont-ils une incidence sur l’environnement ? Et si oui, cela pourrait-il modifier les caractéristiques physiques des plantes et des arbres ? Si cela reste pour le moment à l’état d’étude, les chercheurs avancent l’idée d’une possible transformation du feuillage d’un arbre. Ces derniers pensent que leur feuillage pourrait répondre de plusieurs manières. Les feuilles pourraient changer de couleur et refléter plus ou moins de lumière.
UNE AIDE DANS LA RECHERCHE DES DISPARUS
Si la chlorophylle qui émet une signature fluorescente est invisible à l’œil nu, des avions équipés d’instruments de détection hyperspectrale pourraient alors faciliter les recherches dans les milieux les plus boisés. Voilà pourquoi les analyses sont poussées comme le souligne Neal Stewart, principal auteur de l’étude « Nous examinons les réponses des végétaux à différentes distances ». Pour ne pas se laisser tromper, les scientifiques vont également analyser les changements physiques apportés aux arbres par la décomposition d’animaux tels que les ours ou les sangliers, afin de les comparer à ceux des humains. Cela semble indispensable, car d’autres mammifères se désintègrent également dans la nature. Reste à savoir quelles sont les différences notables entre nous.
Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)





