26 novembre 2020 — Alors que l’homme a réalisé l’exploit de poser une sonde sur un astéroïde à 389 millions de kilomètres et que les Chinois ont atteint péniblement 10 000 mètres dans la fosse des Mariannes (voir l’article de la rédaction)
Des scientifiques russes ont réussi pour la première fois à étudier la structure du sol à l’échelle nanométrique.
Cette méthode d’analyse détaillée du sol à l’échelle nanométrique aidera les pédologues (les scientifiques qui étudient les sols), les hydrologues, les technologues agricoles, les médecins légistes et les chercheurs d’autres planètes à tout apprendre sur un échantillon de sol.
UTILISATION D’UN CANON À IONS
Des scientifiques de l’Institut de physique de la Terre et l’Institut de physique et de technologie de Moscou ont bombardé à l’aide d’un canon à ions les structures internes du sol, puis ils ont utilisé un balayage de surface à l’aide d’un microscope électronique.
La manière classique d’étudier des échantillons poreux est la numérisation 3D avec la tomographie aux rayons X, mais les capacités de cette technique ne sont pas suffisantes pour examiner les plus petites cavités et fissures. Pour analyser les échantillons plus en détail, les scientifiques ont recouvert un morceau de terre d’une fine couche de métal et ont pris une image détaillée de la surface à l’aide d’un microscope électronique à balayage.
UN CHOIX PARTICULIER DE SOLS
Pour une analyse plus approfondie du sol, il est nécessaire d’obtenir des données bidimensionnelles et de les combiner en une image volumétrique.
Pour l’analyse deux types de sols ont été sélectionnés le podzolique et le Tchernoziom, qui sont parmi les plus importants en Russie. Le Tchernoziom est considéré comme le plus fertile en raison de fragments d’humus et d’une porosité élevée. Les chercheurs ont pu obtenir des tailles de pores approximatives dans les échantillons, et l’analyse a aidé à distinguer certaines des inclusions minérales à la surface du sol.
Des échantillons fragiles et poreux ont pu être bombardés par faisceau ionique. Ainsi, les scientifiques ont pu analyser en détail la structure interne des échantillons de sol et pour la première fois à l’échelle nanométrique.
François Deymier (rédaction btlv.fr)





