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ÉTATS-UNIS : le Sénat veut réguler la cellule du Pentagone qui continue à étudier le phénomène OVNI

24 juin 2020 — Dans un souci de transparence, le Sénat américain souhaite préciser et réguler les activités de la cellule du Pentagone qui étudie les objets volants non identifiés (ovnis).

C’est le sens d’un amendement au projet de loi de finances 2021 actuellement en discussion, la commission du Renseignement du Sénat apporte son soutien « à la cellule de travail sur les phénomènes aériens non identifiés » du Pentagone, confirmant ainsi officiellement la poursuite des activités de cette unité dévoilée en 2017 par le New York Times.

Comme au temps de la guerre froide, ce texte sur les « phénomènes aériens non identifiés »n’a rien à voir avec de potentiels petits hommes verts, mais plutôt avec de très réels adversaires des États-Unis.

Cette cellule rattachée au bureau du renseignement naval de l’armée américaine a pour mission d’« harmoniser la collecte d’informations et les rapports sur les phénomènes aériens non identifiés, leurs liens potentiels avec des gouvernements adversaires et les menaces qu’ils posent aux équipements et aux édifices de l’armée américaine », précise le texte déposé par le sénateur républicain de Floride Marco Rubio et publié la semaine dernière.

MENACE DE LA CHINE ?

Les États-Unis s’inquiètent notamment des capacités d’espionnage de la Chine, à l’aide de drones ou autres moyens aéroportés.

Tout en reconnaissant que c’est un sujet sensible, les sénateurs « trouvent que le partage d’informations et la coordination entre services de renseignement sur le sujet sont inconsistants », et souhaitent donc un rapport détaillé —et public — sur les activités de cette cellule de travail et sur les phénomènes qu’elle a observés.

Si cet amendement est adopté, le Pentagone aura 180 jours pour présenter ce rapport au Congrès.

Pour mieux comprendre le déroulé des révélations du Pentagone de 2017, vous pouvez écouter en replay l’émission « Ovnis, une affaire d’État » avec Dominique Filhol, Nico Augusto et Pascal Fechner en cliquant ici (réservé aux abonnés)

François Deymier (btlv.fr source politico.com)

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(ZOOLOGIE) Le « loup sinistre » histoire d’une disparition totale

17 Janvier 2021 – Disparu il y a 13 000 à 50 000 ans, l’imposant loup d’Amérique du Nord, le canis dirus, littéralement « loup sinistre », mais également appelé « loup terrible » est un animal emblématique de la faune préhistorique de l’âge de glace.

Il est parti sans laisser de traces génétiques chez les loups contemporains, qu’il aurait pourtant côtoyé, selon une récente étude.

LE PLUS GRAND CANIDÉ CONNU

Le « loup sinistre », était au minimum 40% plus grand que le loup gris actuel. Un loup dont il est le cousin génétique, mais pas l’ancêtre. Depuis plus de cent ans, les biologistes pensaient pourtant que le canis dirus était une sous espèce de ce loup gris commun.

Les deux espèces ont même été en compétition, et malgré son plus petit gabarit, c’est bien le loup gris qui a fini par s’imposer.

DES FOSSILES EN QUANTITÉ

Les études ne manquaient pas, au sujet du « loup sinistre ».

En effet, le prédateur a rôdé durant des millions d’années sur le continent nord-américain, laissant derrière lui une abondance de fossiles. Particulièrement dans le gisement du « Rancho La Brea », en Californie ; lieu où des restes d’animaux datant du Pléistocène (période ponctuée de cycles glaciaires) ont été conservés.

Mais ces ossements n’avaient pas encore tout dit, leur analyse se limitant à l’anatomie. Pour la première fois, une équipe internationale de chercheurs a fait appel à la génétique, leurs travaux sont publiés dans la revue Nature.

Les chercheurs ont ainsi pu analyser de l’ADN de fossiles vieux de près 50.000 ans, découverts aux Etats-Unis, dans le Wyoming, l’Idaho, l’Ohio et le Tennessee. De plus, ils sont parvenus à séquencer des protéines de collagène, un biomarqueur permettant la comparaison avec d’autres espèces, récupérées sur les os du site de« Rancho La Brea ».

COMMENT EXPLIQUER LA DISPARITION DU « LOUP SINISTRE » ?

« Canis dirus » fut ainsi « incapable de survivre par le biais d’autres gènes », qui auraient, par exemple, pu lui permettre de résister à des maladies « importées ». Et comme ses proies, les autres grands mammifères, disparaissent, il s’est retrouvé « dans une impasse de l’évolution », analyse le biologiste Laurent Frantz.

Aussi, ce méga-carnivore a prospéré seul pendant des millions d’années, chassant la riche faune de grands mammifères, comme les bisons, qui peuplaient alors l’hémisphère nord. Et ce, jusqu’à ce que débarquent des loups et des coyotes, venus d’Eurasie. Avec ces nouveaux arrivants, il aurait cohabité « pendant les 20.000 dernières années de son existence », explique Laurent Frantz. Mais sans se reproduire, puisqu’on ne retrouve plus aucune trace du matériel génétique du « loup sinistre ».

Pour finir, ce dernier était sans doute « trop spécialisé », alors que le loup commun « plus « flexible », a su s’adapter aux variations de températures et traverser l’histoire. « Le loup gris est très résistant. La seule chose qui lui pose un problème aujourd’hui, c’est l’homme », conclut le scientifique.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

 

2020-06-30T23:17:53+02:0024 juin 2020|

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