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JACQUES VALLÉE (Astrophysicien) : « que savons-nous sur la composition matérielle des OVNIS ?  » (btlv.fr)

Jacques Vallée, Joslan F. Keller et Egon Kragel

23 janvier 2018 : En décembre dernier, l’annonce du Pentagone a fait l’effet d’une bombe, il y avait bien un programme secret chargé d’enquêter sur le phénomène ovni. Le ministère de la Défense américain assure que le programme s’est arrêté en 2012, pour un coût de 22 millions de dollars, le New York Times qui a révélé l’affaire affirme, de son côté, que les enquêtes sur les incidents impliquant des ovnis, rapportés par les militaires, continuent.

C’était l’occasion pour btlv de revenir sur la conférence donnée par Jacques Vallée en juin dernier à Paris. Le célèbre ufologue français avait fait le point sur la question de la composition matérielle des ovnis. Un événement très attendu puisque près de 200 personnes ont assisté à cette soirée exceptionnelle. Au cours de cette conférence deux personnes étaient particulièrement attentives Joslan F. Keller intervenant régulier de BTLV, tout comme Egon Kragel. Malheuseument pour nous, Jacques Vallée refuse toute interview, Joslan F.Keller a voulu  partager ce moment exceptionnel.

En préambule, si vous n’êtes pas familier avec la personne de Jacques Vallée, je vous invite à lire cet article de Thibaut Canuti : « Le Collège invisible et l’apport fondateur de Jacques Vallée » et bien entendu la fiche biographique de Jacques Vallée sur Wikipedia.

L’objet de la conférence est en fait une étude en cours sur la composition des ovnis et prolonge un article que Vallée avait publié il y a 19 ans sur ce thème lié à la physique des matériaux.

Le conférencier commence par rappeler que dans le domaine de l’ufologie, il existe trois types de matériaux à étudier :

  • les scories de métal en fusion éjectés par les ovnis qui sont comme des éjectas. Comme cela ressemble souvent à du mâchefer, les témoins n’y accordent pas d’importance et ne les ramassent pas, hélas.
  • les implants : ce sont de petits objets à l’usage inconnu que des témoins disent retrouver dans des parties de leurs corps (sur ce sujet, Jacques Vallée dit qu’il s’y intéresse moins qu’autrefois)
  • des pièces structurelles récupérées sur les sites de crashes, voire des entités biologiques ! L’affaire de Roswell est le cas le plus archétypique de ce genre de récolte, même si les éléments de preuve manquent toujours et qu’un nuage de rumeurs et de faits non établis entoure le récit.

Comme il s’agit de pouvoir ramener quelque chose de tangible en laboratoire, Jacques Vallée a préféré délaisser les histoires pour se tourner vers des objets concrets. Or, les seuls disponibles, ce sont ces « éjectas » récupérés ici et là lors d’observation d’ovnis.

Vallée précise qu’on ne se trouve pas dans la culture du secret, au contraire, il veut médiatiser ses recherches. L’ufologue rappelle un point important : longtemps, on s’est limité aux analyses chimiques, désormais il faut se tourner vers l’étude des isotopes.

Pour mémoire, un isotope est un atome qui possède le même nombre d’électrons et de protons (afin de rester neutre) mais un nombre différent de neutrons. Il mentionne l’exemple de l’hydrogène qui a trois isotopes : classique (pas de neutron), deutérium (1 neutron), tritium (2 neutrons).

Un autre exemple bien connu : celui de l’uranium qui a 17 isotopes, tous radioactifs. Ils possèdent tous 92 protons mais ils ont entre 125 et 150 neutrons.

Seulement trois sont présents naturellement sur Terre (uranium 234, 235 et 238) et surtout l’un d’eux, à plus de 99% : l’uranium 238.

L’étude des isotopes sur des échantillons issus de projections d’ovnis pourrait donc permettre d’identifier des éléments qui ne sont pas terrestres.

Jacques Vallée passe en revue rapidement 15 cas connus de rejets de matériaux, depuis Aurora au Texas en 1897 jusqu’à Newark en 1996, un seul cas français : Ratheau.

Et parmi ces affaires, seulement 4 donnent accès à des échantillons : Ubatuba (Brésil), Bogota (Colombie), Council Bluffs (USA) et « Sierra » (lieu secret, USA).

L’ufologue souligne les difficultés à mener des études poussées sur les isotopes : l’équipement coûte cher et comme il est rare, il est peu disponible. Il faut donc prendre son mal en patience. Il propose d’ailleurs de faire des échanges de bons procédés et de partager des échantillons avec les laboratoires français (Pierre et Marie Curie, Orsay, etc.) d’autant que certains laboratoires font déjà des tests d’isotopes sur des météorites.

Grâce à la spectrométrie de masse, il est possible de détecter les isotopes. Un faisceau d’électrons de haute énergie est utilisé pour ioniser les atomes et les molécules. Les ions ainsi formés sont ensuite soumis à l’action d’un champ magnétique qui permet de les dévier et de les séparer en fonction de leur rapport masse sur charge, et donc de déterminer les différents isotopes.

Vallée a fait analyser plusieurs échantillons, a priori rien de spécial. Sauf dans le cas d’Ubatuba (Brésil, 7 septembre 1957). Il a déniché deux nouveaux échantillons dans un musée d’ufologie à Victoria en Argentine. Vallée a même eu accès à ces deux échantillons, l’un étant au Dr. Olavo Fontes, l’autre ayant été apporté par un marin argentin du nom d’Hercente et témoin de l’apparition de l’OVNI en 1957.

Si le premier morceau présente des ratios isotopiques de magnésium normaux et terrestres, le second en revanche a des ratios très différents ! Non seulement ce ne sont pas des ratios que l’on observe sur Terre, mais pas non plus dans l’espace que l’on connaît !

C’est comme si cet échantillon de magnésium avait été décomposé en isotopes puis «recombiné» ensuite selon des proportions inédites, c’est totalement inexplicable en l’état actuel des connaissances. Qui était capable de le faire en 1957 ? D’autres analyses, plus poussées, seraient forcément nécessaires car il faut des analyses dans plusieurs laboratoires pour confirmer cette découverte mais cela nécessite des moyens et du temps.

S’en suit une séance de questions/réponses avec le public durant laquelle plusieurs hypothèses sont évoquées sur la physique des matériaux, notamment des propriétés électromagnétiques.

Parmi les autres sujets brièvement abordés, la théorie des univers gémellaires de Jean-Pierre Petit, le phénomène des vagues d’observation d’ovnis qui semble répondre à des règles cycliques, ainsi que la participation de Jacques Vallée aux travaux du SRI à Menlo Park en Californie, notamment sur Arpanet (le réseau ancêtre d’Internet) et sur la vision à distance (« remoteviewing »).

Jacques Vallée précise pour finir qu’on peut trouver des points communs entre le phénomène ovni et la parapsychologie, les témoins d’observations ayant souvent après coup des visions ou des facultés inhabituelles.

NOUS EN SOMMES TOUJOURS QU’AUX HYPOTHÈSES

Au final, ce fut une soirée passionnante, très stimulante pour l’esprit. L’analyse des matériaux retrouvés apparait beaucoup moins spectaculaire que toutes ces news sensationnalistes dont on nous abreuve sur Internet mais il se peut qu’au final, les véritables preuves proviennent de ces analyses fastidieuses et peu « glamour ».

Je me suis aussi posé la question : si ces isotopes de magnésium d’Ubatuba ne sont pas terrestres, mais ne correspondent pas non plus à ce que l’on est en droit de s’attendre à trouver ailleurs dans le cosmos, d’où viennent-ils ?

Et en repensant à l’intérêt de Jacques Vallée pour les univers à plusieurs dimensions, j’en suis venu à imaginer (hypothèse purement théorique, cela va de soi) que ces échantillons proviendraient peut-être… d’une autre dimension ? Une autre dimension dont l’existence resterait à prouver, bien entendu, mais dont les lois de la physique seraient peut-être différentes de celles de notre univers… ?

Auquel cas ces échantillons d’apparence très ordinaire seraient porteurs d’une révélation incroyable : les ovnis existent et ils viennent non pas d’un espace lointain mais d’une autre dimension. Je le répète, c’est une hypothèse personnelle et très vraisemblablement le fruit de mon imagination d’auteur !

Joslan F. Keller (btlv.fr)

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(CLIMAT) Un seul pays au monde semble en mesure de réaliser ses objectifs climatiques

21 septembre 2021 –  Pour de nombreux pays dans le monde la réalisation d’un certain nombre d’objectifs climatiques constitue un véritable défi. À un tel point que pour le moment un seul pays dans le monde semble en bonne voie pour réaliser ses objectifs. Il s’agit de la Gambie.

La Gambie est pour le moment le seul pays au monde à avoir obtenu une note climatique globale compatible avec les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Pour rappel, il s’agit d’un traité international sur le réchauffement climatique adopté en 2015 qui est censé unifier toutes les nations dans une cause commune pour lutter contre le changement climatique. En effet, selon une étude du Climate Action Tracker a examiné l’Europe et 36 autres nations qui prend en compte de nombreux facteurs, comme les politiques climatiques nationales, les mesures et l’utilisation des terres, le soutien financier international et les objectifs climatiques fixés par ces pays. La Gambie semble pour le moment le seul pays en mesure de réaliser ses objectifs climatiques.

LA GAMBIE, UN EXEMPLE À SUIVRE

Selon l’étude, la Gambie n’est pas le seul pays en mesure de réaliser ses objectifs climatiques, d’autres pays comme le Costa Rica, le Maroc, l’Éthiopie ou le Royaume-Uni s’en rapproche, mais sont loin d’être au même niveau. La Gambie peut être considérée comme un exemple à suivre en raison des nombreuses actions qu’elle a mise en place pour le climat. Tout d’abord, le pays mise majoritairement sur les énergies renouvelables et dispose de l’une des plus grande installations solaires d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement gambien est également parvenu à restaurer 10 000 hectares de forêts, de mangroves et de savanes. Enfin, la Gambie s’est également engagée à limiter l’utilisation abusive des ressources forestières, il convertit également les terres agricoles inondées en rizières sèches. Ainsi, la Gambie semble sur le point de devenir un symbole pour tous les pays luttant pour la sauvegarde de notre planète.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-06-16T17:05:48+02:0024 janvier 2018|

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