21 janvier 2022 – Des archéologues ont mis la main sur un jeu de société ancestral gravé sur la pierre, dans le désert d’Oman.

Le jeu a toujours fait partie du quotidien de l’Homme. Les différents jeux de société découverts nous le prouvent chaque jour. Apparu dès l’Antiquité, il avait également sa place aux côtés des Égyptiens anciens. Des archéologues avaient d’ailleurs retrouvé un jeu royal d’Ur dans une tombe royale de la cité mésopotamienne en 1920. Ce plateau de jeu est considéré comme l’un des plus anciens connus à ce jour.

UN PLATEAU DE JEU EN PIERRE

Alors que l’équipe de Piotr Bieliński du Centre polonais d’archéologie méditéranéenne de l’Université de Varsovie (PCMA UW) et de Sultan al-Bakri, directeur général des antiquités au ministère du patrimoine et du tourisme (MHT) du sultanat d’Oman menaient des fouilles dans les vestiges d’une cité de l’Âge du Bronze, près du village d’Ayn Bani Saidah, dans la vallée de Qumayrah, ils sont tombés sur cet étrange plateau de jeu.

Il est composé de 13 cases, chacune présentant une sorte d’encoche centrale. « Le plateau est fait de pierre et comporte des champs marqués et des trous pour les gobelets » ont-ils déclaré dans un communiqué.

jeu de société

Jeu de société retrouvé dans le désert d’Oman © J. Sliwa/Centre polonais d’archéologie méditerranéenne de l’Université de Varsovie

UN SITE PLEIN DE SURPRISES

L’équipe d’archéologues a également retrouvé les restes d’au moins quatre tours. Trois sont rondes et la dernière est angulaire. Elles n’étaient pas visibles à la surface, malgré les 20 mètres de diamètre de l’une d’entre elles. « La fonction de ces structures proéminentes présentes sur de nombreux sites attribués à la culture dite d’Umm an Nar doit être expliquée » a détaillé Agnieszka Pieńkowska, archéologue au PCMA UW.

Des objets en cuivre se trouvaient aussi sur le site. « Cela montre que la colonie participait au commerce lucratif du cuivre qui faisait la réputation d’Oman à cette époque, dont on retrouve des mentions dans les textes cunéiformes de Mésopotamie » explique Piotr Bieliński.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Université de Varsovie)

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