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AUSTRALIE : un minéral très rare découvert dans un cratère de météorite

30 octobre 2018 : Une forme très rare de zircon, la reidite, a été découverte au centre du cratère de Woodleigh en Australie. Sa présence indique un impact d’une violence inouïe et suggère un cratère plus grand que prévu.

Des chercheurs australiens de l’université de Curtin en Australie viennent de découvrir un des minéraux les plus rares sur Terre, la reidite, dans le cratère de météorite de Woodleigh, l’un des plus connus au monde. La reidite se forme à partir du zircon (ZrSiO4), lorsque ce dernier est exposé à des pressions supérieures à 30 GPa (gigapascals). C’est un polymorphe du zircon, c’est-à-dire qu’il possède la même composition chimique mais une structure cristalline différente. La reidite est ainsi 10 fois plus dense que le zircon (5,2 g/cm3). C’est seulement la sixième fois que l’on en trouve sur Terre à l’état naturel, à chaque fois dans un cratère de météorite et à des quantités microscopiques. « La totalité de la reidite formée dans l’histoire géologique tiendrait sous un ongle», atteste Aaron Cavosie, chercheur au département des sciences de la Terre et des Planètes à l’université de Curtin et auteur principal d’un article paru dans le journal Geology, relatant la découverte.

Les chercheurs ont identifié la reidite en analysant des carottes de roches prélevées dans l’anneau central du cratère. « La formation du soulèvement central est l’un des processus les moins bien compris lors de la formation de cratères d’impacts complexes, qui peut produire en quelques secondes de nombreux kilomètres de substrat rocheux soulevé verticalement », atteste Aaron Cavosie.

L’autre intérêt de cette découverte est qu’il remet en cause la largeur du cratère. Comme celui-ci est enfoui sous des roches sédimentaires récentes, son diamètre est difficile à évaluer et fait débat : il est estimé entre 60 km et 120 km. Or, les grains de reidite sont ici associés à des formes « jumelles » de zircon, formées ultérieurement le long de microstructures d’extension lors de la déformation par choc. Les modélisations du soulèvement rocheux, réalisées à partir de ces microstructures, suggèrent ainsi un diamètre supérieur à 100 kilomètres, « ce qui ferait du cratère de Woodleigh le plus grand d’Australie », avance le chercheur. Seuls cinq ou six cratères de météorite dans le monde dépassent ainsi les 100 km de diamètre, dont celui de Vredefort en Afrique du Sud ou celui de Chicxulub, au Mexique, responsable de la disparition des dinosaures.

Cette découverte ne permettra malheureusement pas à l’Australie de faire fortune. « Bien qu’elle soit infiniment plus rare que l’or ou le diamant, la reidite n’a hélas aucune valeur commerciale », sourit Aaron Cavosie. Sa valeur scientifique, elle, est inestimable.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Une forme très rare de zircon – la reidite – a été découverte au centre du cratère de Woodleigh en Australie.

C’est seulement la sixième fois que l’on en trouve à l’état naturel sur Terre.

La présence de reidite à cet endroit suggère une taille du cratère plus importante que prévu.

Henri Coron (btlv.fr/source Geology)

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(MYSTÈRE) Est-il dangereux de jouer au Ouija ?

28 février 2021 – Pour capter des informations ou par amusement, les adeptes du spiritisme s’adonnent au Ouija (prononcé « oui-ja »). Invention du XIXème siècle, cette planche sur laquelle se trouvent les lettres de l’alphabet, les chiffres, et les termes « oui », « non » voire « bonjour » et « au revoir », semble pouvoir être l’intermédiaire entre le monde de l’au-delà et les vivants. Les utilisateurs du Ouija questionnent l’esprit qui serait « appelé » en séance par l’intermédiaire d’un objet (un verre ou une « goutte »). Ce dernier se dirige vers les symboles, les uns après les autres, afin de constituer des réponses à leurs questions. Pour certains, le déplacement est dû à l’énergie des participants ou à l’effet idéomoteur (mouvements inconscients des personnes qui touchent l’objet durant la séance), pour d’autres à des entités appartenant au monde du subtil ou au royaume des défunts.

Alors que la communauté scientifique considère la pratique comme une pseudoscience, et que pour certains parapsychologues, le Ouija est sans danger particulier, un certain nombre de médiums déconseillent fortement de  » jouer avec ça « . En effet, des expériences négatives en séance et/ou des conséquences indésirables pourraient se manifester en s’adonnant à la pratique du Ouija (voir la libre antenne BTLV du 25 janvier).

En 1901, William Fuld, inventeur et entrepreneur américain de Baltimore (Maryland), a commencé la production de ses propres planches sous le nom de « Ouija ». D’après lui, « Ouija » serait un ancien mot égyptien signifiant  » bonne chance. » Il est aussi la combinaison de « oui » en français et en allemand. Le Ouija fût considéré pendant longtemps comme un jeu de société, puis pendant la première guerre mondiale, Pearl Curran (médium américaine) en a fait un support de divination. Elle aurait été guidée, via le Ouija par Patience Worth pour écrire ses romans.

Les spirites disent que le Ouija est une forme de médiumnité qui permettrait de communiquer avec d’autres plans. Pour les religions monothéistes, cette pratique est liée à l’occulte, et ceux qui participent à des séances de Ouija parlent en réalité avec le Diable ou des entités négatives.

Alors si comme dans le film  » Jumanji « , vous préférez ne pas être obligé de terminer la partie, mieux vaut peut-être ne pas la commencer … Cependant, pour les plus audacieux d’entre vous, pourquoi ne pas aller passer une soirée au château de Fougeret, dans la Vienne, pour oser l’expérience avec Véronique Geffroy, une experte en la matière ?

Voir également l’émission  » Les Affranchis de l’info  » : Paranormal, peut-on tout expliquer ? (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T17:31:13+02:0030 octobre 2018|

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