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(ESPACE) Le phénomène des « jets bleus » stratosphériques a trouvé une explication

22 janvier 2021 – Les phénomènes lumineux transitoires (TLE pour : Transient Luminous Event), parfois appelés sprites, sont des éclairs lumineux visibles en haute atmosphère et accompagnant les orages. Comprendre la formation des phénomènes tel que les TLE et des sprites (ou sylphes) est important, car ils peuvent avoir un impact sur les ondes et affecter les communications. En février 2019, depuis l’ISS (Station spatiale internationale), avait été observé un phénomène tout aussi étrange que spectaculaire, un gigantesque éclair bleuté en forme de jet, au-dessus de l’océan Pacifique, près de l’île de Nauru. Depuis 1990, des vidéos prise par une navette spatiale avaient été les premières preuves d’observation de ce phénomène mais la formation de ces éclairs atypique avait du mal à être expliquée. Grace à des scientifiques,  le phénomène a été étudié afin d’y voir plus clair. La foudre est un arc électrique colossal dans lequel des charges électriques sont transférées. Habituellement de couleur blanche, la couleur bleue provient de l’azote stratosphérique.

Ce phénomène singulier lié aux orages a été décrypté grâce à des instruments optiques de l’ISS. En effet, depuis 2018, la station spatiale internationale est équipe de l’ ASIM (Atmosphere-Space Interactions Monitor), qui est composé d’appareils de mesures prévus pour étudier des phénomènes lumineux transitoires ainsi que des flashs de rayonnement gamma (terrestres), lié aux orages : des photomètres , des caméras optiques et des détecteurs de rayons gamma et de rayons X. La position privilégiée de l’ASIM apporte de nouvelles données sur les divers types de foudre.

 Signaux correspondant du jet bleu, captés par le photomètre de l’ISS le 26 février 2019

© T. Neubert et al.

C’est alors que début 2019, cet équipement de pointe a pu capter un des jets bleus pendant une tempête au-dessus de l’océan Pacifique. D’après l’expression du physicien Torsten Neubert à l’Université technique du Danemark, tout d’abord un « bang bleu » de dix microsecondes est apparu au dessus de l’orage, à 16 kilomètres d’altitude. 5 flashs bleus s’en sont extraits et un éclair ressemblant à un jet bleu est apparu pendant plusieurs centaines de millisecondes et a atteint la stratopause (entre la stratosphère et la mésosphère) depuis le point du « bang ». D’après Torsten Neubert, l’étincelle à l’origine du jet, serait un type particulier de décharge électrique dans le nuage d’orage. Le flash a aussi généré des elfes (ELVES pour Emission of Light and Very low-frequency perturbations from Electromagnetic pulse Sources ).

Illustration des différents types de phénomènes lumineux transitoires © ESA

Grâce aux observations récentes, les experts font l’hypothèse que les elfes ont pour origine une impulsion électromagnétique au niveau du bas de l’ionosphère, après une décharge de foudre. Comme le phénomène est très localisé, il est possible que les éclairs et les jets bleus soient la résultante d’une réaction de particules d’air ionisantes. Les auteurs de l’étude parue dans NATURE le 20 janvier expliquent : « nous proposons que les impulsions UV soient des elfes générés par les courants de bandes de flashs, plutôt que par les courants de foudre ».

Ces flashs ressemblent à des événements bipolaires étroits, des décharges radioélectriques très puissantes se produisant au sein des nuages au moment des orages, qui sont connues pour déclencher des éclairs. D’après les chercheurs, les éclairs bleus sont vraisemblablement l’équivalent optique de ce phénomène. Les éclairs bleus sont alors probablement plus fréquents que les scientifiques ne pouvaient le penser. Aves ces études, il est probable qu’on en apprendra plus sur les interactions complexes qui font s’exprimer visuellement les orages. Au moins, ceux-ci ont encore le droit de donner des spectacles !

Voir aussi l’article : Jupiter pourrait offrir un spectacle atmosphérique incroyable.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(ANTHROPOLOGIE) Les scientifiques auraient découvert, où et quand est apparu le premier Homo Sapiens?

24 février 2021 — Les premiers représentants du genre Homo sapiens sont apparus il y a environ 300 000 ans en Afrique, aujourd’hui nous avons des preuves.

Les premiers représentants d’Homo Sapiens sont apparus il y a 200 000 ans. C’est avant tout grâce à un climat favorable que l’Homo sapiens est apparu dans la région des  lacs Makgadikgadi, au sud du bassin du Zambèze dans l’actuel Botswana, en Namibie et  au Zimbabwe. Ce climat propice au développement de nos ancêtres a duré environ 70 000 ans. Puis une série de changements climatiques et tectoniques ont contraint la population à migrer. Les scientifiques identifient deux vagues principales d’établissements humains – il y a 130 000 ans dans le nord-est de l’Afrique et 110 000 ans dans le sud-ouest du continent.

PLUSIEURS  RACES HUMAINES SUR LA LIGNE DE DÉPART

Pendant ce temps là, certains sont restés sur place, mais l’Homo sapiens n’était pas le seul à fouler le sol de la Terre, ses cousins, les Néandertaliens et les Dénisoviens, parcourent déjà l’Eurasie depuis au moins 130 000 ans. Vers -100 000, en Asie du Sud-Est, les Hommes de Florès et de Callao prospèrent respectivement en Indonésie et dans les Philippines. Sans compter qu’existaient peut-être d’autres espèces, encore à redécouvrir.

C’est la génétique qui a permis à une équipe internationale de chercheurs dirigée par Vanessa Hayes de l’Australian Garvan Institute for Medical Research à Sydney de déterminer le lieu précis de cet apparition. Cela a été fait sur la base d’une analyse des génomes mitochondriaux des populations actuelles des pays sud-africains, au cours de laquelle 198 nouveaux mitogénomes rares ont été découverts.

Forts des données de cette étude, les scientifiques ont analysé des informations sur l’haplogroupe L0 – il s’agit de la première population connue de la science à ce jour d’humains modernes. Il y avait suffisamment de matériel génétique pour arriver à la conclusion que nos ancêtres sont apparus pour la première fois là où se trouvent maintenant le désert du Kalahari et le fleuve Okavango.

POURQUOI LHOMO SAPIENS EST-IL LE SEUL À AVOIR SURVÉCU?

C’est sans doute grâce à son cerveau complexe, avec ses 86 milliards de neurones, et volumineux – 1 350 centimètres cubes, jusqu’à six fois plus que celui d’un mammifère de taille équivalente que nous sommes toujours présents sur Terre. C’est le résultat d’un changement opéré par nos ancêtres dans leur manière de s’alimenter. Ils se sont mis à chasser, et la cuisson a permis une meilleure digestion des nutriments. Toutes ces améliorations ont permis au cerveau de se développer en élaborant de nouvelles techniques.

Mais il n’y a pas que le cerveau responsable du développement de l’homme moderne, selon une étude parue en novembre dernier dans Scientific Reports, Sapiens avait le pouce plus habile que son cousin le plus proche, l’Homme de Neandertal, grâce à une articulation moins plate, lui laissant plus de liberté pour saisir des objets avec précision. L’arrivée simultanée des techniques de fabrication des outils et la préparation des aliments nous ont apportés l’apport énergétique nécessaire à notre survie et à notre développement jusqu’à aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-22T19:29:22+01:0022 janvier 2021|

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