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OVNI : Les «signes du ciel» décryptés par Carl Gustav Jung

25 juin 2020 – Les intellectuels de «premier rang» se sont très rarement penchés sur la question ovni. Le sujet est jugé farfelu, pas sérieux et donc peu digne d’intérêt. Un penseur s’est pourtant attentivement penché sur la question : Carl Gustav Jung.

Fondateur de la psychologie analytique et auteur de nombreux ouvrages, l’œuvre de Carl Gustav Jung (1875–1961) est liée à la psychanalyse de Sigmund Freud, dont il a été l’un des premiers défenseurs avant que des divergences théoriques et personnelles ne les séparent.

Médecin psychiatre de formation, Jung est un penseur éclectique qui ne s’est pas contenté de la pratique clinique et de la théorie psychologique. Sa curiosité n’a pas de limite et ses investigations sont souvent transversales. Il a ainsi investi des domaines aussi divers que l’étude des religions, la philosophie et la sociologie, mais aussi la littérature ou diverses formes d’art. Il est surtout à l’origine de nombreux concepts novateurs, aujourd’hui très largement utilisés comme ceux d’«inconscient collectif», d’«archétypes», d’«individuation», de «types psychologiques», d’«imagination active». Il est aussi un des premiers à parler de «déterminisme psychique» ou encore de «synchronicité». Mais aussi d’OVNI !

JUNG, OVNI ET SOUCOUPES VOLANTES

À la fin de sa vie, il publie en 1958 un «un mythe moderne» sous-titré «des signes du ciel». Et Jung annonce clairement la couleur : cet ouvrage traite « de ces bruits, de ces rumeurs qui courent, issus de tous les coins du monde, sur des objets ronds, circulant à travers notre troposphère et notre stratosphère, objets que l’on appelle des « soucoupes volantes », des « disques », des « sauceurs » ou des « UFOs » (Unidentified Flyind Objects, objets volants non identifiés). »

Le sujet OVNI l’intéresse depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs l’importance qu’accordent les agences et le gouvernement américain à la question qui l’attire sur ces terres mystérieuses. En 1952, il confie dans une lettre au physicien et naturaliste Simon Paulli : «En ce qui concerne les disques volants, j’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’hallucinations collectives. Il semble cependant qu’aux États-Unis les autorités militaires concernées prennent à présent au sérieux ce phénomène, et ceci explique ma curiosité.»

Pour aborder ce sujet si délicat, Jung va adopter une démarche originale et intéressante : il refuse de se prononcer sur le problème de la matérialité physique des faits OVNI, trop aléatoire et sujette à caution.Il décide d’étudier les phénomènes de soucoupes volantes que l’on prétend avoir «vues», comme si on les avait «rêvées» en ne s’attachant que secondairement au problème de leur réalité externe. En fait, Jung entreprend une lecture psychologique des soucoupes volantes.

LES OVNI ET LA PSYCHOLOGIE

Même si elles revêtent une réalité physique, le psychiatre suisse pense en effet que le phénomène est avant tout le fruit de la fonction imaginaire inconsciente. Pour lui, l’imagerie ou l’imaginaire des soucoupes volantes expriment l’inadéquation de l’homme moderne à lui-même et au monde ainsi qu’une tentative de conciliation de ses forces contraires qui l’habitent : un point de jonction entre deux infinis, celui du monde extérieur et celui qui sommeille en tout homme.

Au soir de sa vie, le penseur n’hésite pas à présenter le sujet comme l’un des plus importants qui soient pour chacun d’entre nous comme pour l’humanité dans sa globalité, en se positionnant comme un lanceur d’alerte avant l’heure : « Cette rumeur, ces bruits et le problème de l’existence physique éventuelle des objets volants qu’ils évoquent me paraissent tellement importants que je crois de mon devoir de lancer un cri d’alarme, comme je le fis à l’époque où se préparaient des événements qui devaient frapper l’Europe au plus profond d’elle-même« . Et d’ajouter : « l’humanité doit s’attendre à des événements d’où sortira la fin d’un éon, la fin d’une ère, la fin d’une grande époque du monde. »

Mathias Leboeuf, btlv

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-30T23:17:52+02:0025 juin 2020|

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