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(ARCHÉOLOGIE) Aux Pays-Bas des vestiges archéologiques sont menacés par la construction d’une digue

6 août 2021 – Récemment des archéologues ont découvert un canal et une route datant de l’époque romaine à proximité d’un site classé par l’Unesco au patrimoine mondial. Malheureusement ces vestiges archéologiques vieux de 2000 ans sont menacés par la construction d’une digue.

Ces vestiges aujourd’hui menacés ont été découverts par hasard à l’occasion d’une étude de routine qui justement était préalable à la construction d’une digue. De par sa proximité avec un autre site archéologique, les archéologues s’attendaient à y trouver des vestiges, mais pas à faire une découverte aussi importante. D’autant que ses anciennes voies de circulation romaines pourraient fournir des informations précieuses sur la vie à l’époque romaine près de cette partie du Rhin qui marquait la frontière de l’Empire. Pour les archéologues, le canal, d’une largeur de plus de 10 mètres, reliait probablement la ville de Nimègue au Rhin et servait à transporter soldats, ravitaillement et matériaux de construction. Quant à la route romaine, elle devait relier la ville de Nimègue à la partie occidentale des Pays-Bas et à la frontière nord de l’Empire romain. Pour les Néerlandais, ces vestiges auraient pu faire partie du patrimoine s’ils avaient été découverts plus tôt.

DES VESTIGES MENACÉS, MAIS PAS TOTALEMENT PERDUS

Face à la destruction programmée d’une partie de ces vestiges, le temps est compté pour les archéologues néerlandais afin de sauver ce qui peut encore l’être. Désormais, pour eux l’objectif serait d’excaver la zone où la digue sera bientôt reconstruite aux dépens de ces vestiges archéologiques. Un grand nombre d’éléments seront perdus d’après l’un des responsables du site, Éric Norde. Le seul espoir pour préserver ce site aurait été de l’inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco mais il a été découvert trop tardivement pour que ce soit possible. Cependant tout ne sera pas perdu car comme l’explique Éric Norde « Le reste du canal se trouve en sécurité, 1,5 mètre sous terre”. Quant à la route romaine, elle fait 60 km donc une grande partie de cette route sera préservée malgré la construction de la digue. Ainsi, ces vestiges archéologiques sont loin d’être totalement condamnés même si une partie tombera dans l’oubli avec la construction de cette digue.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-08-06T12:23:59+02:006 août 2021|

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