fbpx

(ESPACE) La mort presque en direct d’une galaxie lointaine

13 janvier 2021 —   En astronomie, l’observation d’objets lointains revient à étudier les temps anciens, quand on suppose que se sont formées les galaxies.

Des astronomes ont pu observer pour la première fois une galaxie lointaine en train de « mourir » après avoir perdu environ la moitié du gaz lui servant à fabriquer des étoiles, selon une étude parue lundi.

CE NEST PAS UN TROU NOIR

Les données recueillies par le télescope Alma de l’Observatoire européen austral (ESO), au Chili, laissent penser que ce phénomène, attribué d’ordinaire à l’effet d’un trou noir, résulte ici de la collision de cette galaxie avec une autre.

« ID2299 » est si lointaine que sa lumière a mis 9 milliards d’années pour arriver jusqu’à nous. Elle est observée quand l’Univers, vieux de 13 milliards d’années, n’en avait que 4,5.

Cette galaxie de forme elliptique « est en train de vivre un phénomène assez extrême, jamais observé à une telle distance », a dit à l’AFP Emanuele Daddi, astrophysicien au Centre de recherche nucléaire de Saclay (qui dépend du CEA), co-auteur de l’étude parue dans Nature Astronomy et menée par Annagrazia Puglizi, de l’Université britannique de Durham.

ID2299 « est en train d’expulser plus de la moitié de son gaz, son fuel pour la formation des étoiles », à un rythme phénoménal, équivalent à la masse de 10.000 soleils par an, a-t-il expliqué. Et ce tout en continuant à consommer ce même gaz pour produire des étoiles à un rythme très élevé, avec une masse équivalente à environ 550 fois notre soleil. A titre de comparaison, notre galaxie, la Voie lactée, en produit l’équivalent de trois par an.

UNE PETITE MORT EN QUELQUES MILLIONS DANNÉES

Dans ces conditions, la galaxie devrait devenir stérile en quelques dizaines de millions d’années, un rien de temps à l’échelle cosmique.

L’étude rappelle que jusqu’ici, on a expliqué une telle « fuite » de gaz par l’effet de vents provoqués par la formation d’étoiles ou l’activité d’un trou noir supermassif situé dans le noyau galactique.

Mais « on a pu montrer qu’un autre mécanisme est à l’oeuvre, avec une collision de galaxies (…) qui a déjà eu lieu », selon M. Daddi.

Pour Chiara Circosta, co-autrice de l’étude et chercheuse au University College de Londres, citée dans un communiqué de l’ESO, l’observation réalisée avec Alma « jette une lumière nouvelle sur les mécanismes stoppant la formation des étoiles dans des galaxies lointaines ».

François Deymier (rédaction btlv.fr avec AFP)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-13T15:25:29+01:0013 janvier 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser