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(POLICE) Une nouvelle méthode scientifique a été développée pour retrouver des criminels

7 juillet 2021 — Arrêter des criminels est rarement facile. Pour améliorer les techniques de la  police scientifique, des chercheurs ont développé  une nouvelle méthode d’identification en étudiant les déplacements et les  mouvements des criminels. Il s’agit d’une analyse chimique de la terre et de la poussière trouvée sur les objets , les vêtements et les véhicules sur les lieux du crime. Maintenant les enquêteurs vont même étudier la saleté et la poussière laissée par les criminels sur le lieu de leur forfait !

Dans le cadre de leurs recherche , les scientifiques ont choisi d’ étudier une superficie de 260 kilomètres carrés et l’ont divisée en cellules (carrés) de 1 x 1 kilomètre. Ensuite, ils ont prélevé des échantillons de sol dans chaque carré. Les agents des forces de l’ordre ont fourni à l’équipe trois échantillons (preuves), leur demandant d’identifier à quelles cellules ils pourraient appartenir.

© Patrice De Caritat

À l’aide d’analyses géochimiques, de spectroscopie FTIR, de fluorescence X, de susceptibilité magnétique et de spectrométrie de masse, l’équipe a pu exclure 60 % de la zone d’étude. Le Dr Patrice de Carita, scientifique en chef chez Geoscience Australia, a déclaré : « Une grande partie de la médecine légale implique l’exclusion de suspects, donc la possibilité d’exclure 60 % de la zone est une contribution significative à la réussite de la détection d’échantillons. Vous pouvez réduire le temps, les risques et l’investissement associés à votre enquête en cours. Plus nous explorons de paramètres, plus le système est précis. »

Les scientifiques notent que la plupart des pays développés disposent de bases de données sur les sols utilisées pour l’exploration minérale ou à l’exploitation  des terres. Si vous connectez les méthodes des scientifiques australiens à ces bases de données, attraper les criminels peut devenir plus facile !

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-07-07T17:03:42+02:007 juillet 2021|

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