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Pour la première fois une ville flottante va être construite

24 novembre 2021 – Le projet OCEANIX qui prévoit la construction d’une ville flottante va enfin voir le jour. Cette Atlantide moderne qui serait capable de résister aux catastrophes naturelles sera construite en Corée du Sud au large de la ville de Busan.

Cette ville flottante est le fruit de l’imagination d’un groupe de constructeurs, d’ingénieurs et d’architectes qui s’est donné pour objectif de construire une ville flottante capable de résister aux catastrophes naturelles telles que les inondations, les tsunamis et les ouragans de catégorie 5. Si l’idée n’est pas nouvelle jusqu’à maintenant aucun pays ne s’était porté volontaire pour accueillir un tel projet. C’est à présent chose faite avec Busan qui est le neuvième port le plus important du monde et le plus important du pays et la deuxième ville la plus peuplée de Corée du Sud. Cette ville n’a pas été choisie par le concepteur du projet et le Programme de l’ONU pour les établissements humains (ONU-Habitat). En effet, la cité de Busan est directement menacée par la montée du niveau de la mer et les villes flottantes constituent une alternative de choix face à cette menace.

LES VILLES FLOTTANTES, UN PROJET D’AVENIR

Avec la mise en place de cette première ville flottante à Busan les membres du projet OCEANIX espèrent pouvoir convaincre d’autres pays d’accepter des villes flottantes. Comme le souligne parfaitement Itai Madamombe, cofondateur d’OCEANIX “c’est quelque chose qui, nous l’espérons, sera utile à toutes les villes côtières du monde et à toutes les communautés côtières confrontées au défi de l’élévation du niveau de la mer”. Cette ville flottante sera constituée de plateformes hexagonales suspendues au-dessus de l’eau avec entre autres des quais renforcés par un enduit calcaire deux à trois fois plus dur que le béton. La ville a été conçue pour être autonome elle sera capable de produire sa propre nourriture, son énergie et son eau douce. Ce prototype de ville flottante dont le coût est estimé à 200 millions de dollars devrait être prêt d’ici à 2025. Si ce projet est une réussite, on pourrait s’attendre à voir dans un futur proche une multitude de villes flottantes émerger un peu partout sur nos côtes.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des chercheurs peuvent désormais lire les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-25T11:31:57+01:0025 novembre 2021|

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