8 septembre 2022 – Dans la soirée du 5 septembre GMT, une gigantesque éruption solaire a explosé du côté de la face cachée du Soleil. On le sait depuis deux ans, le Soleil est entré dans une nouvelle phase et son activité ne fait que croître pour normalement atteindre son maximum en 2025. Les éjections de masse coronale (CME) sont de plus en plus courantes mais aussi de plus en plus importantes.

Heureusement pour nous, la Terre ne se trouve pas sur la trajectoire de ce halo de gaz chaud rejeté par notre étoile. Mais ce n’est pas le cas de Vénus, et du Solar Orbiter, une sonde spatiale lancée par la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA).

Dr. C. Alex Young : « DISQUE SOLAIRE : AR3088 reste en vie – émettant de la lumière et de la matière lors de son voyage autour du Soleil. Il offre toujours un spectacle incroyable même hors de notre vue. Voici un aperçu de la région sur 2,5 jours se terminant par sa grande explosion M2 dirigée loin de nous. »

L’OPPORTUNITÉ D’EN SAVOIR PLUS

C’est une aubaine pour les scientifiques d’avoir ce petit robot du bon côté. De nombreux appareils n’auraient pas pu survivre à une éruption solaire, surtout de cette envergure. Mais le Solar Orbiter a été conçu spécialement pour résister aux rayonnements du Soleil et à ses caprices.

« Ce n’est pas un évènement banal. De nombreux articles scientifiques étudieront cela dans les années à venir » s’est enthousiasmé le physicien solaire George Ho du Laboratoire de physique appliquée Johns Hopkins. « Je peux dire en toute sécurité que l’évènement du 5 septembre est l’une des plus grandes (sinon LA plus grande) tempêtes de particules énergétiques solaires (SEP) que nous ayons vues jusqu’à présent depuis le lancement de Solar Orbiter en 2020 ».

UNE RÉGION ACTIVE

Cette impressionnante éruption solaire provient probablement d’une tache solaire nommée AR 3088. Elle se trouvait à ses débuts du côté terrestre, puis elle s’est éloignée de l’autre côté vers la fin du mois d’août.
Les mesures héliosismiques réalisées par la NASA laissent penser que AR 3088 aurait pu grandir après s’être retrouvé de l’autre côté du Soleil. L’héliosmologie étudie les vibrations de surface de l’étoile hôte pour détecter les taches solaires qui se trouvent du côté caché.

Étudier les taches solaires et suivre l’activité du Soleil permettent aux scientifiques de mieux comprendre le fonctionnement de notre étoile. À l’avenir, peut-être pourrons-nous anticiper les éruptions solaires et travailler sur des solutions afin de nous en protéger un maximum.
 

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Science Alert)

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