31 janvier 2022 – Des scientifiques ont retrouvé des traces d’une impressionnante tempête solaire dans les fonds de glace du Groenland et de l’Antarctique.

Cet énorme « tsunami » solaire se serait écrasé contre l’atmosphère terrestre il y a 9 200 ans. Pourtant, notre étoile se trouvait dans une période de faible activité.

Les chercheurs de l’Université de Lund en Suède ont analysé des isotopes radioactifs de béryllium-10 et de chlore-36. En effet, ces derniers se créent suite à l’arrivée des particules cosmiques de haute énergie causées par les éruptions solaires.

Ils ont publié leur découverte dans la revue Nature Communications ce 11 janvier 2022.

Décidément, les scénarios catastrophiques ne s’arrêtent pas pour ce mois de janvier. Après l’hypothèse d’un astéroïde qui se crache sur la Terre, voici maintenant que le Soleil risque de nous plonger dans le chaos.

UNE DÉCOUVERTE INQUIÉTANTE

Les scientifiques ne sont pas rassurés par ce qu’ils ont découvert. En effet, ce tsunami est le plus important jamais enregistré. De quoi inquiéter lorsqu’on sait qu’il a été produit pendant une période calme du Soleil.

On ne sait pas encore comment prédire ces éruptions. Mais on pensait jusque-là qu’elles se produisaient lors de fortes activités du Soleil. Or cette découverte vient de remettre en question le peu qu’on savait sur ce phénomène.

Depuis quelques années déjà, les experts alertent sur le danger de ces tempêtes solaires. Les infrastructures que nous avons développées sont extrêmement vulnérables aux retombées géomagnétiques.

DES CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES

Mais en quoi est-ce inquiétant ? Si l’une de ces éruptions venait à frapper la Terre demain, cela impacterait les satellites, les astronautes en orbite, mais aussi le contrôle du trafic, les réseaux électriques et les câbles sous la mer.

Nous nous trouverons alors plongés dans un monde privé d’électricité, d’internet et de tout ce que cela implique.

Un événement similaire avec beaucoup moins d’intensité était déjà survenu en 1859. Connu sous le nom de Carrington, l’éruption solaire avait brûlé les fils télégraphiques en Europe et en Amérique du Nord et provoqué des aurores depuis l’Australie jusqu’à Hawaï en passant par la Chine et le Mexique.

En 1989, le Québec avait également été plongé dans le noir et dans le froid pendant neuf heures après une tempête solaire.

Mais ce qu’il s’est passé il y a 9 200 ans aurait des conséquences sur plusieurs mois.

UN RISQUE À PRENDRE EN COMPTE

« Ces énormes tempêtes ne sont actuellement pas suffisamment incluses dans les évaluations de risques », s’inquiète le géologue Raimund Muscheler de l’Université de Lund.

« C’est de la plus haute importance que d’étudier ce que ces événements peuvent provoquer sur notre technologie et comment nous pouvons nous en protéger ».

Il est vrai malheureusement que cette menace est sous-estimée, alors qu’elle peut avoir un impact catastrophique sur notre société.

Il serait peut-être temps de nous préparer si nous ne voulons pas être pris par surprise.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Science Alert)

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