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(USA) Le Pentagone a donné le contrôle d’une énorme part d’Internet à une mystérieuse société, créée il y a six mois

27 avril 2021 — Une information mystérieuse et incroyable, qui devrait donner du grain à moudre aux complotistes, mais pas seulement ! Les 175 millions d’adresses Internet appartenant au département américain de la Défense sont désormais exploitées par une obscure société qui a été fondée en septembre dernier et qui n’a reçu aucun contrat gouvernemental.

C’est le 20 janvier dernier lorsque Joe Biden a prêté serment qu’une chose très étrange s’est produite sur Internet. Une  société résidant dans un espace de travail partagé au-dessus d’une banque de Floride a annoncé aux réseaux informatiques du monde qu’elle gérait désormais une partie colossale et inactive d’Internet appartenant au Pentagone.

« C’est énorme. C’est la chose la plus importante de l’histoire d’Internet », a déclaré Doug Madory, directeur de l’analyse Internet chez Kentik, une société d’exploitation de réseaux. C’est également plus de deux fois la taille de l’espace Internet réellement utilisé par le Pentagone.

Cette mystérieuse société Global Resource Systems, a été enregistrée dans l’État américain du Delaware en septembre 2020 par un avocat de Beverly Hills, et elle gère une part énorme d’Internet du Département américain du Défense: 175 millions d’adresses, soit 1/25 de internet. En comparaison, c’est plus d’adresses que des géants comme China Telecom, AT&T et Comcast.

SILENCE DU PENTAGONE

Le département américain de la Défense n’a pas encore répondu aux demandes des journalistes et n’a pas voulu commenter cette information. Dans un communiqué publié, le chef du service numérique du Pentagone a déclaré que cette société aiderait à « évaluer, analyser et empêcher l’utilisation non autorisée de l’espace d’Internet du département américain de la Défense ».

Elle permettra également « d’identifier les vulnérabilités potentielles dans le cadre de mesures de protection contre les cyberattaques de cybercriminels » qui ciblent régulièrement des adresses Internet non utilisées. Peut-être que l’armée va utiliser son espace Internet pour créer une sorte de piège pour les pirates. La manière dont cela sera mis en œuvre reste encore un mystère.

Les journalistes ont également découvert que le seul nom mentionné dans le registre des entités juridiques de Floride, un certain Raymond Saulino comme étant associé à Global Resource Systems est exactement le même que le nom qui a été mentionnée en 2018 en tant que partenaire directeur de Packet Forensics, une société qui fabrique du matériel de surveillance Internet,.

Packet Forensics a reçu près de 40 millions de dollars de contrats gouvernementaux du FBI et du Pentagone depuis une dizaine d’années. Raymond Saulino est également considéré comme le PDG de Tidewater Laskin Associates, qui a été constituée en 2018 à la même adresse à Virginia Beach, en Virginie, et que Packet Forensics.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-27T12:31:01+02:0027 avril 2021|

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