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(ESPACE) Des satellites pour détecter au préalable de futures éruptions volcaniques

18 avril 2021 -De nouvelles méthodes de recherche utilisant des données transmises par satellite pourraient permettre de détecter de futures éruptions volcaniques, plusieurs années en amont.

En effet, dans une étude récemment publiée dans la revue “Nature Geoscience”, des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL), une branche de la NASA et de l’Université de l’Alaska, à Fairbanks ; révèlent que les troubles thermiques à grande échelle mesurés à l’aide d’une analyse de donnés infrarouges par satellite, montrent que les récentes éruptions de cinq volcans différents, ont toutes été précédées, des années auparavant, par augmentations à grande échelle de leur flux de chaleur.

UNE MÉTHODE PLUS EFFICACE

Même s’il existe déjà des signaux permettant de reconnaître qu’un volcan est susceptible d’exploser, notamment de récentes activités sismiques, des changements dans les émissions de gaz ou une déformation soudaine du sol ; établir des prévisions précises peut parfois s’avérer délicat.

De plus, il n’y a pas un volcan comme un autre, et encore trop peu de volcans actifs dans le monde bénéficient d’une surveillance adaptée aux risques.

«Les volcans sont comme une boîte de chocolats mélangés: ils peuvent sembler similaires entre eux, mais à l’intérieur, les différences sont très importantes, d’un volcan à l’autre», affirme Paul Lundgren, membre du JPL et co-auteur de l’étude.

«En plus de cela, seuls quelques volcans sont suffisamment surveillés, et certains des volcans les plus potentiellement dangereux sont les moins fréquemment éruptifs, ce qui signifie que vous ne pouvez pas vous fier strictement aux archives historiques.», poursuit le scientifique.

«Nous suggérons qu’une telle analyse des observations infrarouges par satellite peut améliorer les contraintes sur la surveillance thermique des volcans, la détection précoce des conditions pré-éruptives et les évaluations des niveaux d’alerte volcanique, », conclut le résumé de l’article.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(SCIENCE) Les humains pourraient développer un sixième sens

12 mai 2021 — Les humains, on le sait, ont des sens très limités. Nous ne pouvons pas sentir aussi bien que les chiens, voir autant de couleurs que les crevettes mantes ou trouver le chemin de la maison en utilisant les pôles magnétiques de la terre comme les tortues de mer. Toutefois, d’après les scientifiques, il y a un sens animal que nous pourrions bientôt maîtriser : l’écholocation à l’instar des chauves-souris. C’est ce que vient de démontrer, en laboratoire, une équipe de scientifiques japonais. Leurs travaux montrent que les humains peuvent utiliser l’écholocation, autrement dit « la capacité à localiser des objets par le son ». Ces mêmes chercheurs sont certains qu’une telle technique sensorielle

pourrait nous aider à « voir » dans l’obscurité. Dans tous les cas suffisamment pour pouvoir nous y déplacer.

COMME LE FONT LES CHAUVES-SOURIS

Pour se déplacer, les chauves-souris envoient des ondes sonores aiguës sous des angles distincts qui rebondissent à différents intervalles de temps. Cela les aide à en savoir plus sur la géométrie d’un environnement, la texture ou le mouvement d’un objet. Si nous pouvions agir de la même façon, cela élargirait notre vision du monde tel que nous le connaissons comme l’exprime Miwa Sumiya, chercheuse au Centre de l’information neuronale d’Osaka au Japon et auteure d’une nouvelle étude (ndlr : disponible seulement en Anglais) publiée sur Plos One : « Examiner comment les humains peuvent acquérir de nouvelles capacités de détection pour reconnaître des environnements à l’aide de sons [c’est-à-dire, l’écholocation] peut conduire à la compréhension de l’adaptabilité du cerveau humain ». La chercheuse en est certaine : « Nous sommes également en mesure de mieux comprendre les stratégies de détections d’autres espèces [comme les chauves-souris] en les comparant aux connaissances acquises dans les études sur l’écholocalisation humaine ».

DES TESTS GRANDEUR NATURE

Pour tenter de valider cette théorie, l’équipe de Sumiya a créé une simulation élaborée. Les chercheurs ont réunis dans un première pièce des volontaires à qui ils ont donné une paire d’écouteurs et deux tablettes différentes. L’une pour générer leur signal d’écholocation synthétique et l’autre pour écouter les échos enregistrés.

Dans une deuxième pièce, non visibles par les participants, deux cylindres 3D de forme étrange tournaient ou restaient immobiles. Les 15 sujets ont été invités à lancer des signaux d’écholocation via leur tablette. Les ondes émises par impulsions, sont allées rebondir dans la deuxième pièce sur les cylindres 3D. La chercheuse signale qu’il a fallu faire preuve de créativité pour transformer les ondes sonores en quelque chose que les participants humains ont pu reconnaître. Les chercheurs ont demandé aux participants de déterminer si les échos qu’ils entendaient provenaient d’un objet immobile ou en rotation. Ils ont pu identifier de manière fiable les deux cylindres en rotation en utilisant les signaux d’écholocation variant dans le temps qui rebondissaient sur les cylindres. En revanche, les participants ont eu plus de mal à identifier la forme des cylindres fixes. Les chercheurs affirment que leurs travaux prouvent que les humains, comme les chauves-souris, sont capables d’interpréter les objets par le son. Dans un avenir proche, les ingénieurs pourraient intégrer cette technologie dans nos téléphones portables, les montres connectées ou dans nos lunettes. Une technologie qui pourrait faciliter le déplacement de personnes malvoyantes.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-18T16:40:26+02:0018 avril 2021|

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