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12 juin 2018 : Au 1er juillet, des locataires habiteront une maison de quatre chambres construites par impression 3D située rue du Croissant à Nantes. Idem aux Pays-Bas, à Eindhoven, où cinq maisons habitables seront construites en 2019.

L’avenir de l’immobilier se cache-t-il dans l’impression 3D ? Au Pays-Bas, on commence à miser sur l’idée. Après la réalisation en octobre dernier d‘un pont imprimé en 3D, le pays s’attaque désormais aux maisons. Cinq maisons aux formes futuristes, imprimées en 3D seront implantées à Eindhoven en 2019. Elles sont les premières à être louées et occupées par des habitants. Baptisé « Project Milestone », ces bâtiments bientôt sortis de terre seront à l’avenir personnalisables au gré des envies et des clients.

L’impression 3D s’avère une technique de construction plus écologique et moins coûteuse que celle utilisée pour bâtir les maisons traditionnelles, construites à l’aide de ciment, l’une des premières sources d’émission de CO2 dans le monde. Ces maisons un peu spéciales sont décrites comme « d’imprévisibles blocks entourés de verdure » . L’impression 3D offre une liberté plus grande dans la forme, là où les constructions traditionnelles sont plus rigides.

Une impression d’artiste des maisons imprimées en 3D. Crédit photo Houben/Van Mierlo/Guardian

L’EUROPE EN AVANCE

Ces projets immobiliers d’un genre nouveau tendent à se multiplier à travers le monde. À Nantes, une maison imprimée en 3D est sortie de terre en mars dernier pour servir d’habitat social à partir du 1er juillet. Composée de quatre chambres, deux salles d’eau, deux dressings et une pièce de vie de 38 m², elle est une vraie résidence tout confort. « L’impression 3D, ça fait 30 ans qu’on sait le faire. Mais on en restait à de petits objets. Nous avons voulu donner une autre dimension à ces techniques en faisant du XXL », explique Benoît Furet, professeur et chercheur au labo des sciences du numérique de l’Université de Nantes.

Un autre projet, porté par l’entreprise Vilogia, est à l’étude à Lille avec cette fois une impression en béton. À Austin au Texas, la start-up Icon a présenté en mars un prototype de maisons imprimables en moins d’une journée, d’un coût de 4000 dollars, avec salon, chambre, salle de bains et terrasse. Une solution envisageable pour le logement de populations défavorisées.

Thibault Girardet (rédaction BTLV/source The Guardian)