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MYSTÈRE DE LA TOUNGOUSKA : une piste d’explication ? Pas si sûr !

15 mai 2020 — Le 30 juin 1908, la région de la Toungouska en Sibérie était le théâtre d’une énorme déflagration. Une explosion sans précédent rasait la forêt dans un rayon de 20 kilomètres en faisant des dégâts sur des centaines de kilomètres à la ronde. Si depuis et sans réels résultats scientifiques, on a pu lire tout et n’importe quoi en guise d’explications, des chercheurs Russes pensent avoir trouver la cause exacte du phénomène. Avec une déflagration 1000 fois plus forte que celle de la bombe atomique d’Hiroshima de 1945, certains ont avancé les plus folles théories allant même jusqu’à y voir une attaque extraterrestre. On y a vu aussi les conséquences d’un trou noir de très petite taille. Pour les scientifiques il n’en est rien. Il s’agit plus probablement d’un astéroïde qui aurait frôlé la terre.C’est dans tous les cas ce qu’on apprend dans l’étude publiée  dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society en mars dernier.

Une théorie accréditée par l’absence de cratère et de débris. Il aura fallu plusieurs modélisations pour que les chercheurs en arrivent à cette conclusion.

DES ZONES D’OMBRE DANS LA THÉORIE

Si la piste des chercheurs russes semble apporter un début d’explication, la théorie comporte toutefois des anomalies et notamment  qu’il soit peu probable qu’un objet de cette taille puisse frôler la terre tout en continuant sa route vers le soleil. Même si les chercheurs disent que ce n’est pas impossible il faut bien imaginer la taille de l’astéroïde. De 100 à 200 mètres de diamètre, il aurait frôlé la terre à 11 000 mètres d’altitude à une vitesse de 11 km/s sur près de 3000 km dans le ciel Sibérien. Un mystère qui n’est plus tout à fait entier mais pas totalement élucidé.

Bob Bellanca (source Monthly Notices of the Royal Astronomical Society)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-05-15T10:35:22+02:0015 mai 2020|

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