fbpx

(MYSTÈRE) Un village vieux de 3 000 ans découvert au fond d’un lac Suisse

3 mai 2021 – En Suisse, l’important lac des Quatre-Cantons renfermait un secret, bien gardé sous de litres d’eau et une couche de boue, depuis plusieurs siècles… Un village, un lieu de vie datant de l’âge de bronze ! Un site jusqu’alors entièrement inconnu, qui vient d’être redécouvert, par des plongeurs sous-marins, au départ dépêchés sur place, pour participer à la construction d’un pipeline.

UNE REMISE EN CAUSE DE L’HISTOIRE

La découverte de ce village, dans un lac au centre de la Suisse, près de la ville de Lucerne, viendrait complètement remettre en cause l’histoire jusqu’alors officielle de la commune.  Cette découverte inattendue, suggérait en effet, que la région autour de Lucerne et de son canton aurait été colonisée bien avant, ce qui était admis jusqu’alors. « Ces nouvelles découvertes dans le bassin du lac de Lucerne confirment que des personnes se sont installées ici il y a 3 000 ans déjà », a déclaré un porte-parole du canton de Lucerne. « Avec cette preuve, la ville de Lucerne devient environ 2 000 ans plus ancienne que ce qui avait été prouvé auparavant. »

C’est donc par hasard que les archéologues sous-marins de l’Office du développement urbain de la ville de Zurich ont découvert au fond du lac, de nombreux pieux de bois, vestiges d’un ancien village, complètement recouverts de boue. Après une étude plus approfondie, ils ont aussi trouvé 30 pilotis qui supportaient autrefois les maisons, ainsi que de nombreux tessons de poterie.

La découverte de ce village englouti dans le lac des Quatre-Cantons promet ainsi de combler certains vides dans l’histoire de la ville. Mais elle suggère également que les plans d’eau du monde entier pourraient encore renfermer bien des secrets…

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-06T15:10:30+02:003 mai 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser