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(SANTÉ) Au Moyen Âge le cancer faisait également des victimes

3 mai 2021 — Il est coutume de penser que le cancer est un fléau qui n’est apparu qu’au cours des deux siècles passés. On pense généralement que c’est la vie moderne qui le favorise avec comme causes principales la pollution et la malbouffe.

La peste et la famine ne sont pas les seules épidémies à avoir tué les Européens de cette époque, et d’après une nouvelle étude, on a découvert que le cancer contrairement aux idées reçues touchait de nombreuses personnes au Moyen Âge.

© University of Cambridge

Dans une nouvelle étude publiée, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont examiné 143 squelettes de personnes décédées entre 500 et 1600 après J.-C.. Les os utilisés pour l’étude ont été prélevés dans six cimetières de Cambridge et de ses environs.

La scanographie et les radiographies ont révélé des signes visibles de cancer métastatique dans 3,8% des squelettes. Tous étaient des hommes.

Considérant qu’aujourd’hui que 50 à 60 %  des tumeurs des tissus mous ne se propagent jamais aux os, les scientifiques ont conclu que 9 à 14 %  de la population anglaise avait un cancer pendant cette période.

Des recherches antérieures utilisant des preuves archéologiques ont montré que le cancer au Moyen Âge était extrêmement rare et touchait moins de 1 pour cent de la population.

Cependant, comme le souligne l’étude, les nouveaux chiffres sont toujours inférieurs à ceux du monde moderne, car 40 à 50% des Britanniques ont un cancer au moment de leur décès, que la maladie les tue ou non.

« Nous avons besoin de nouvelles études utilisant la scanographie de squelettes apparemment normaux de différentes régions et de différentes époques pour comprendre à quel point le cancer était commun dans les civilisations clés du passé », a conclu l’un des chercheurs de cette étude.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-03T14:57:25+02:003 mai 2021|

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