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(ENVIRONNEMENT) Les pneus et les freins vont devenir plus polluants que l’échappement

13 janvier 2021 – Les pneus qui, quotidiennement frottent sur les routes, libèrent des particules fines. Cette pollution ainsi que celle du freinage vont passer devant celles des émissions des moteurs comme sources de particules fines principales, en ville. Ce problème étant « ignoré » d’après une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), l’organisation pointe aussi les véhicules électriques qui posent le même problème.

En effet, des modes de propulsion différents n’empêchent pas une automobile de diffuser des millions de particules fines dans l’air. Katherine Farrow de la direction environnement de l’OCDE explique : « avec les progrès effectués pour abaisser les émissions à la sortie de l’échappement, la responsabilité de la combustion des moteurs thermiques baisse tandis que celle provenant des frottements mécaniques des freins et des pneus augmentent si bien qu’elles devraient devenir prépondérantes dès 2035 ».

LES PNEUS AU MICROSCOPE

D’après le rapport, la masse de ces particules (hors échappement) risque d’augmenter de 53,5% et passer de 850.000 tonnes à 1,3 million de tonnes d’ici 2030. Les fragments de métaux des plaquettes de freins libérés dans l’air et les particules émises par le frottement des pneus prenant une part de plus en plus importante dans la totalité des particules fines dues à la circulation routière sont donc étudiés de prêt.

Des observations au microscope électronique ont montré que l’abrasion des pneus engendre des poussières « en forme de saucisse ». Elles sont constituées d’un mélange de gomme de caoutchouc incrustés d’éléments minéraux qui proviennent de la chaussée. Le chercheur Fulvio Amato explique que « les plaquettes de freins comprennent de très nombreux éléments comme les abrasifs, les liants, les lubrifiants, et les éléments de renforcement utilisant des composés organiques, des fibres minérales, du graphite, un mélange de composants métalliques, principalement de l’acier et du fer ». Des mesures ayant étaient prises au banc d’essai, les chercheurs espèrent que des études seront réalisées en conditions réelles prochainement. En attendant, voici les changements écologico-économiques depuis le 1er janvier 2021. Vous aimez les sujets qui touchent à l’écologie ? Pour lire tous les articles de la rédaction btlv.fr, rendez-vous ici.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(TECHNOLOGIE) Un aspirateur autonome pour nettoyer les rues

9 mai 2021- Si les robots aspirateurs autonomes, sont désormais très bien connus du grand public, se différenciant par des formes rondes et aplaties, qui leur permettent de pouvoir se glisser dans les endroits les plus difficiles d’accès, tout en évitant les collisions ; la version très grand format de ces aspirateurs d’un nouveau genre, aimerait elle aussi se faire un nom, dans le nettoyage en milieu urbain, cette fois-ci.

UN NETTOYAGE AUTONOME 

Des aspirateurs géants, pour nettoyer les rues en toute autonomie ! C’est exactement ce que propose l’entreprise finlandaise “Trombia Technologie”, qui a récemment entrepris de tester les capacités de son robot de nettoyage urbain, en conditions réelles.

Son nom est Trombia Free, d’une allure massive et futuriste cet aspirateur géant d’une taille de 3,52 mètres de long, et 2,3 mètres de large, vient d’être utilisé afin de nettoyer toute une piste cyclable située dans la capitale finlandaise, Helsinki.

Afin d’éviter les différents présents sur son chemin, sans risquer de bloquer l’appareil, le robot est doté d’un système Lidar (télédétection par laser), ainsi que de puissants capteurs optiques. Autre point fort, Trombia Free peut fonctionner aussi bien de jour que de nuit, et par tous les temps.  Quant à la vitesse de fonctionnement, le robot pourrait atteindre une vitesse de 10 kilomètres par heure, toutefois bridée entre 2 et 6 km/h, pour une meilleure efficacité.

Côté consommation d’énergie, le constructeur de Trombia Free affirme que son aspirateur robot utiliserait à peine 15 pourcents de la puissance habituellement mobilisée par les systèmes de nettoyage urbain traditionnels.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-13T16:05:24+01:0013 janvier 2021|

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