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(ÉPIGÉNÉTIQUE) Comment les gènes déterminent les traits de notre visage ?

10 février 2021 — Le nez, les lèvres, l’ovale du visage, les sourcils et autres traits du visage sont différents pour chaque personne. Mais comment se sont-ils formés et de qui l’homme moderne les a-t-il hérités?

Ce n’est que depuis une vingtaine d’année que les scientifiques ont pu analyser les données génétiques complexes de milliers de personnes. Avec l’avènement de la technologie de séquençage du génome entier, les chercheurs ont pu collecter une grande quantité d’informations sur l’ADN des humains et des animaux et ainsi trouver diverses corrélations entre la structure des gènes et les traits qu’ils codent.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances, les biologistes ont comparé les différences entre les génomes des personnes et la forme de leurs visages. Les scientifiques ont évalué quantitativement le visage à l’aide de 59 indicateurs, mesurant la distance entre certains points du visage, les angles et entre les lignes droites composées de ces points et le rapport des longueurs des lignes tracées. Pour les mesures, les chercheurs ont pris des photos de profil des participants.

© UCL, Université d’Aix-Marseille et équipe de recherche de l’Open Université

DES CROISEMENTS ENTRE RACES HUMAINES

Les biologistes ont trouvé 32 gènes codant la forme de certaines parties du visage. En conséquence, les auteurs ont découvert que le gène TBX15, associé à la forme des lèvres, était très probablement attribuable aux personnes modernes des Denisoviens. Ces peuples anciens qui vivaient sur le territoire de l’actuelle Asie centrale, selon les recherches, ils se sont croisés avec l’homo sapiens. Pour cette raison, certains des fragments d’ADN hérités d’eux peuvent encore être trouvés dans le génome des habitants autochtones des îles du Pacifique et d’Amérique du Nord.

Les auteurs suggèrent que le gène TBX15 chez les Denisoviens les ont aidés à distribuer efficacement la graisse corporelle afin de survivre dans le climat froid de l’Asie centrale. Les résultats de cette étude peuvent aider à comprendre comment les traits du visage ont changé au cours de l’évolution humaine. En outre, les scientifiques pensent que leur découverte peut être utilisée pour traiter divers troubles qui entraînent une distorsion de la forme normale du visage.

l’ADN est un sujet bien complexe, pour avoir une autre vision de ce sujet, vous pouvez regarder en replay « Des codes E.T dans notre ADN ? » avec Pierre-Alexandre Ponant.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(TECHNOLOGIE) Un aspirateur autonome pour nettoyer les rues

9 mai 2021- Si les robots aspirateurs autonomes, sont désormais très bien connus du grand public, se différenciant par des formes rondes et aplaties, qui leur permettent de pouvoir se glisser dans les endroits les plus difficiles d’accès, tout en évitant les collisions ; la version très grand format de ces aspirateurs d’un nouveau genre, aimerait elle aussi se faire un nom, dans le nettoyage en milieu urbain, cette fois-ci.

UN NETTOYAGE AUTONOME 

Des aspirateurs géants, pour nettoyer les rues en toute autonomie ! C’est exactement ce que propose l’entreprise finlandaise “Trombia Technologie”, qui a récemment entrepris de tester les capacités de son robot de nettoyage urbain, en conditions réelles.

Son nom est Trombia Free, d’une allure massive et futuriste cet aspirateur géant d’une taille de 3,52 mètres de long, et 2,3 mètres de large, vient d’être utilisé afin de nettoyer toute une piste cyclable située dans la capitale finlandaise, Helsinki.

Afin d’éviter les différents présents sur son chemin, sans risquer de bloquer l’appareil, le robot est doté d’un système Lidar (télédétection par laser), ainsi que de puissants capteurs optiques. Autre point fort, Trombia Free peut fonctionner aussi bien de jour que de nuit, et par tous les temps.  Quant à la vitesse de fonctionnement, le robot pourrait atteindre une vitesse de 10 kilomètres par heure, toutefois bridée entre 2 et 6 km/h, pour une meilleure efficacité.

Côté consommation d’énergie, le constructeur de Trombia Free affirme que son aspirateur robot utiliserait à peine 15 pourcents de la puissance habituellement mobilisée par les systèmes de nettoyage urbain traditionnels.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-02-10T15:31:06+01:0010 février 2021|

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