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13 mai 2020 — Si jusqu’ici on pensait connaître toutes les dates de l’arrivée de l’homme dit « moderne » sur terre, on s’aperçoit au fil des découvertes récentes que ces datations sont de plus en plus repoussées. Jusqu’à quand ? Telle est la question. On se souvient des recherches de la chercheuse Bleuette Diot qui travaille de concert avec Pietro Buffa, biologiste moléculaire qui a travaillé plus de quinze ansdans le secteur de la génomique et de l’analyse assistée par ordinateur de bioséquences pour l’université de Catane. Leurs travaux respectifs nous incitent à revoir nos copies comme Bleuette Diot nous le rappelle lors de l’émission « Et si nous n’étions pas les premiers » sur btlvà voir ici

En attendant la découverte exacte de notre arrivée sur la planète bleue, une dent et des fragments d’os ont été retrouvés dans une grotte en Bulgarie. Une découverte qui révèle l’existence du plus vieil Homo sapiens
d’Europe connu à ce jour.Grâce à l’analyse et à de nombreux travaux de recherche sur les vestiges prélevés dans la grotte de Bacho Kiro, dans le nord
de la Bulgarie, on sait que l’homme dit « moderne » était présent ici il y a environ 45 000 ans. L’étude relayée par deux articles publiés dans les revues Nature et Nature Ecology and Evolution nous permet d’en savoir plus par la voix de NikolaySirakov, l’un des responsables des fouilles et professeur à l’Institut d’archéologie de l’Académie bulgare des sciences« Il s’agit de la période de la première arrivée d’Homo Sapiens sur le territoire européen depuis le Moyen-Orient et de sa cohabitation avec les Néandertaliens qui a duré pendant 5 000 à 10 000 ans », « La science estimait que ces événements s’étaient déroulés sur une période datant d’il y a 38 000 à 42 000 ans. Nous avons prouvé qu’ils avaient eu lieu plus tôt », a-t-il ajouté.

NÉANDERTAL POUSSE PAR HOMO SAPIENS

Les découvertes de l’équipe de chercheurs internationaux à Bacho Kiro rassemblent les vestiges européens les plus anciens qui attestent de la présence d’Homo sapiens au Paléolithique supérieur. Si la région était avant lui occupée par Neandertal, Homo Sapiens lors de son arrivée, il y a 45 000 ans a bousculé l’environnement. Si la période de transition entre les populations de Néandertaliens et d’Homo sapiens continue de faire l’objet de nombreuses questions, cette récente datation apporte de nouveaux éléments. Comme le précisent deux professeurs du Collège de France, une première datation des vestiges au carbone 14 suggère une tranche d’âge comprise entre 46 940 et 43,650 ans. Une seconde méthode, basée sur l’analyse de l’ADN mitochondrial extrait des ossements, donne des estimations allant de 44 830 à 42,616 ans. Comme le précise l’institution « Ces résultats montrent que les humains modernes se sont étendus aux latitudes moyennes de l’Eurasie avant 45 000 ans. Chevauchant l’aire de répartition des Néandertaliens, ils ont donc exercé une influence sur le comportement de ces derniers avant de les remplacer ».

Toutes ces découvertes nous montrent que l’histoire de l’homme telle que nous la connaissons ne doit pas être figée. C’est ici, tout l’enjeu des recherches de Pietro Buffa et de Bleuette Diot. Des travaux qui furent mis en images par Jean-Raymond Binet dans le documentaire « Le tertre sacré » disponible ici en V.O.D

Bob Bellanca (source Collège de France)