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(ESPACE) À la découverte d’exoplanètes habitables

22 janvier 2021 – Une exoplanète étant une planète qui se situe hors du système solaire et qui orbite autour d’un autre soleil même si il semblerait qu’exceptionnellement, certaines planètes soient des « électrons libres » de l’espace. À 4,27 années-lumière de notre soleil, Proxima b (exoplanète tellurique) orbite autour de Proxima du Centaure, l’étoile qui est la plus proche de notre système solaire. Proxima b se situe dans la zone habitable de son soleil, par ailleurs, de l’eau est supposée pouvoir s’y trouver sous forme liquide.

Plus d’une vingtaine de planètes seraient encore plus habitables que la Terre, selon la NASA. En effet, une équipe d’astronomes évoque des planètes qui seraient plus propices à accueillir et à choyer la vie. Toutes les exoplanètes connues (environ 4500) ayant été étudiées, certaines ont été qualifiées de planètes « super-habitables ».

LES CRITÈRES DE SUPER HABITABILITÉ

Les candidates devraient être plus chaudes, plus grandes et plus humides que la Terre et plus vielles de 5 à 8 milliards d’années. Dans la revue Astrobiology, le professeur Dirk Schulze-Makuch, avait déclaré : « Nous devons nous concentrer sur certaines planètes qui présentent les conditions les plus prometteuses pour une vie complexe». ll conseil d’ailleurs : « nous devons faire attention à ne pas nous restreindre en cherchant une seconde Terre, car il pourrait exister des planètes plus propices à la vie que la nôtre ».

L’EXOPLANÈTE NUMÉRO 1

Sur 24 exoplanètes étudiées méticuleusement, celle seule qui a retenu l’attention est une planète âgée de 5,5 milliards d’années, presque 2 fois plus grande que la Terre et affichant 12 °C de plus en moyenne : KOI 5715.01. Semblant être une planète idéale, elle est assez éloigné de nous par rapport à nos moyens de déplacement (2 964 années-lumière du système solaire).

UNE PLANÈTE BARBE À PAPA

Voici à l’inverse, une exoplanète inhabitable pour l’homme (à part peut être pour les gourmands) mais qui vaut le coup d’œil. Une étude parue dans The Astronomical Journal suggère que dans l’Univers, les géantes gazeuses auraient la possibilité de se former plus facilement qu’on ne pouvait l’imaginer. La planète WASP-107b, qui orbite autour d’une étoile naine orange, en est l’exemple. Cette planète « barbe à papa » située à environ 211 années-lumière de la Terre, doit son nom à sa faible densité. Légèrement plus petite que Jupiter, WASP-107b a une masse inférieure de 10 % par rapport à notre géante gazeuse. Elle aurait une densité de seulement 0,13 gramme par centimètre cube, d’après l’astrophysicienne Caroline Piaulet et son équipe de l’Université de Montréal.

Vue d’artiste de WASP-107b  © Jessica Spake/ EngineHouseVFX

DEVENEZ UN CHERCHEUR D’EXOPLANÈTES

Difficile pour des êtres incarnés, de vivre sur de la barbe à papa, alors voici de quoi participer aux recherches d’exoplanètes plus praticables. La plate-forme «Planet Patrol» permet à tout le monde de participer au tri des images spatiales que le TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) collecte. Veselin Kostov, du Goddard Space Flight Center (NASA) de Greenbelt (Maryland) explique que «les méthodes automatisées de traitement des données TESS ne parviennent en effet pas toujours à faire la distinction entre d’authentiques exoplanètes et d’autres éléments, dont certains sont de véritables sosies exoplanétaires». Il rajoute : «c’est donc pour cela que nous avons besoin de scientifiques citoyens pour nous aider à la tâche»,

Pour devenir une chercheuse ou un chercheur de planètes super-habitables, rendez-vous ici. Et pour aller plus loin dans la connaissance de l’Univers, voici l’émission « Univers, trous noirs et espace-temps » avec Jean-Pierre Luminet (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(ANTHROPOLOGIE) Les scientifiques auraient découvert, où et quand est apparu le premier Homo Sapiens?

24 février 2021 — Les premiers représentants du genre Homo sapiens sont apparus il y a environ 300 000 ans en Afrique, aujourd’hui nous avons des preuves.

Les premiers représentants d’Homo Sapiens sont apparus il y a 200 000 ans. C’est avant tout grâce à un climat favorable que l’Homo sapiens est apparu dans la région des  lacs Makgadikgadi, au sud du bassin du Zambèze dans l’actuel Botswana, en Namibie et  au Zimbabwe. Ce climat propice au développement de nos ancêtres a duré environ 70 000 ans. Puis une série de changements climatiques et tectoniques ont contraint la population à migrer. Les scientifiques identifient deux vagues principales d’établissements humains – il y a 130 000 ans dans le nord-est de l’Afrique et 110 000 ans dans le sud-ouest du continent.

PLUSIEURS  RACES HUMAINES SUR LA LIGNE DE DÉPART

Pendant ce temps là, certains sont restés sur place, mais l’Homo sapiens n’était pas le seul à fouler le sol de la Terre, ses cousins, les Néandertaliens et les Dénisoviens, parcourent déjà l’Eurasie depuis au moins 130 000 ans. Vers -100 000, en Asie du Sud-Est, les Hommes de Florès et de Callao prospèrent respectivement en Indonésie et dans les Philippines. Sans compter qu’existaient peut-être d’autres espèces, encore à redécouvrir.

C’est la génétique qui a permis à une équipe internationale de chercheurs dirigée par Vanessa Hayes de l’Australian Garvan Institute for Medical Research à Sydney de déterminer le lieu précis de cet apparition. Cela a été fait sur la base d’une analyse des génomes mitochondriaux des populations actuelles des pays sud-africains, au cours de laquelle 198 nouveaux mitogénomes rares ont été découverts.

Forts des données de cette étude, les scientifiques ont analysé des informations sur l’haplogroupe L0 – il s’agit de la première population connue de la science à ce jour d’humains modernes. Il y avait suffisamment de matériel génétique pour arriver à la conclusion que nos ancêtres sont apparus pour la première fois là où se trouvent maintenant le désert du Kalahari et le fleuve Okavango.

POURQUOI LHOMO SAPIENS EST-IL LE SEUL À AVOIR SURVÉCU?

C’est sans doute grâce à son cerveau complexe, avec ses 86 milliards de neurones, et volumineux – 1 350 centimètres cubes, jusqu’à six fois plus que celui d’un mammifère de taille équivalente que nous sommes toujours présents sur Terre. C’est le résultat d’un changement opéré par nos ancêtres dans leur manière de s’alimenter. Ils se sont mis à chasser, et la cuisson a permis une meilleure digestion des nutriments. Toutes ces améliorations ont permis au cerveau de se développer en élaborant de nouvelles techniques.

Mais il n’y a pas que le cerveau responsable du développement de l’homme moderne, selon une étude parue en novembre dernier dans Scientific Reports, Sapiens avait le pouce plus habile que son cousin le plus proche, l’Homme de Neandertal, grâce à une articulation moins plate, lui laissant plus de liberté pour saisir des objets avec précision. L’arrivée simultanée des techniques de fabrication des outils et la préparation des aliments nous ont apportés l’apport énergétique nécessaire à notre survie et à notre développement jusqu’à aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-22T14:58:25+01:0022 janvier 2021|

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